Ahamada, une tête, puis la chute

le
0
Ahamada, une tête, puis la chute
Ahamada, une tête, puis la chute

En 2012, Ali Ahamada était annoncé comme un futur très grand. Mais depuis, les choses ont changé. La faute à un soir de septembre 2012 où il réussit l'exploit de marquer un but. Un fait exceptionnel qui coïncide aujourd'hui avec une longue dépréciation.

Le gardien, par définition, c'est le mec qui s'entraîne seul, avec ses propres préparateurs. Un type à part qui, pendant longtemps, ne participait à aucun jeu de ballon collectif. Alors oui, par définition, le gardien n'est pas un joueur de champ et n'a pas les qualités pour flairer la piste d'un but. Mis à part les cas isolés Rogério Ceni, Luis Chilavert ou Jorge Campos, un gardien buteur, ça n'arrive pas tous les quatre matins. Donc, ce 22 septembre 2012, alors que le TFC est mené 2-1 par Rennes à la 94e et qu'Ali Ahamada plante une tête sur le reculoir, c'est toute la presse française qui s'emballe. Car avant lui, seul Grégory Wimbée, en 1996, avait réussi pareil exploit. Alors forcément, le lendemain, en en une, L'Équipe titre un élogieux : "Ahamada goal et goleador". Ahamada passe de l'international espoir discret à un potentiel troisième gardien chez les A.
"Un super numéro 10"
"Marquer un but pour un gardien, c'est quelque chose de formidable. Moi, perso, même à l'entraînement, j'en marque pas. Après, chacun gère la surmédiatisation comme il le peut", affirme Kossi Agassa, le gardien de Reims. Lui ne croit pas à la déconcentration post-but d'Ali Ahamada. Mais après avoir fait le tour de la France, son but précède une longue série de boulettes et de contre-performances. On découvre un Ali Ahamada plus David James que Gigi Buffon, moins décisif, et en nette régression. Lors de sa première saison post-but, il n'encaisse que 34 buts en Ligue 1. Contre 47, puis 53 les deux suivant son but. Jafar Moughanim a connu le gardien chez les U15 du FC Martigues. Il garde le souvenir "d'un garçon très très talentueux ". "Avant de l'avoir en U15, c'était un joueur de champ. Un super numéro 10", précise-t-il. Difficile pourtant d'imaginer le Français d'origine comorienne être un virtuose de la gonfle. Il suffit de se remémorer son catastrophique jeu au pied, le 21 mars dernier, contre Bordeaux, pour affirmer qu'Ali est à des années-lumière d'un Pep Reina ou d'un Van der Sar.

Au placard
"C'est mental, je pense qu'il n'a…





Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant