Agriculture : coup de colère des éleveurs contre les supermarchés dans le grand Ouest

le , mis à jour à 19:18
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Agriculture : coup de colère des éleveurs contre les supermarchés dans le grand Ouest
Agriculture : coup de colère des éleveurs contre les supermarchés dans le grand Ouest

Même s'ils ont obtenu une revalorisation pour leur permettre de couvrir leurs coûts de revient sur la viande bovine, après avoir bloqué la semaine dernière des abattoirs, les éleveurs ne décolèrent pas.

En Normandie, en Bretagne et dans les Pays de la Loire, ils s'en sont pris, dans la nuit de dimanche à lundi, à la grande distribution en déchargeant des tonnes de déchets devant les accès de nombreux centres commerciaux. Dans la Sarthe, près d'une cinquantaine de grandes surfaces ont été visées et les Jeunes agriculteurs estiment que 700 supermarchés au total vont être «visités» dans le Grand Ouest. A Châteaubourg (Ille-et-Vilaine), une commune située à une vingtaine de km à l'est de Rennes, les agriculteurs ont déversé huit remorques de débris en tout genre: pneus, palettes, gravats, fumier... devant l'accès des livraisons d'un supermarché Leader Price, avant de bloquer également le parking sous l'oeil des gendarmes. A Caen, ce sont les hypermarchés Leclerc et Carrefour qui ont été visés.

Selon  la préfecture de Bretagne, ces manifestations n'ont entraîné aucun dégât et se sont soldées principalement par des «entraves à la circulation». Selon le bilan de la préfecture, un total 192 sites ont déjà été visés pendant la nuit. 

Des revenus en baisse

Ce mouvement devrait se poursuivre. Selon les éleveurs, l'«asphyxie des exploitations» entraîne une colère qui n'a jamais été aussi forte depuis une dizaine d'années

Depuis des semaines, les producteurs de viande bovine, de viande porcine et de lait exigent en effet une remontée du prix d'achat de leurs produits alors qu'aujourd'hui, ils vendent à perte. Selon eux, la situation financière des exploitations devient intenable. Une carcasse de viande est vendue entre 3 euros et 3,4 euros le kilo. S'ils ont obtenu une revalorisation progressive à 4,5 euros, ils estiment que la juste rémunération devrait être aux alentours de 6 euros. Idem ...

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