Agnès Varda vend son havre de paix dans le Luberon

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EN IMAGES - Âgée de 87 ans, la cinéaste a mis en vente son refuge du Luberon. Dans une région où les amoureux du petit écran ou du grand (comme Michel Drucker ou le réalisateur Ridley Scott), aiment se ressourcer.

La maison est dans un coin sauvage du Luberon, un petit coin de paradis du sud de la France. Elle vient d’être mise en vente chez Emile Garcin pour 3,4 millions d’euros. Celui qui achètera ce refuge devra-t-il avoir une âme d’artiste comme l’ancienne compagne de Jacques Demy, l’inoubliable cinéaste des Demoiselles de Rochefort et des Parapluies de Cherbourg? Pas forcément, mais admet Emmanuel Garcin qui s’occupe de la vente, mais il faut être amoureux de la nature, qui est ici «très forte».

Niché dans la montagne, entourée d’une soixantaine d’hectares pour l’essentiel boisé, le refuge d’Agnès Varda est la preuve, s’il en fallait que le sud de la France n’est pas fait seulement de plages et de stations balnéaires bien léchées et que la Provence, c’est aussi une nature à l’état brut.

A quelques kilomètres du charmant village de Bonnieux, le repaire d’Agnès et de Rosalie Varda, sa fille, a un temps servi de résidence d’artistes. Si Jacques Demy n’a pas connu les lieux qui ont été achetés par Agnès Varda il y a une vingtaine d’années après la disparition du cinéaste, des pièces de théâtre, des expositions ont eu lieu un temps entre ces murs. Et l’artiste l’avait acquis pour s’échapper du tourbillon du monde du cinéma, dit-on. Photographe, plasticienne, cinéaste, féministe, la réalisatrice de Sans toit ni loi ou Jane B par Agnes B, portrait témoignage de Jane Birkin, de Jacquot de Nantes en hommage à son époux, fut l’une des seules femmes réalisatrices de la nouvelle vague (Cléo de 5 à 7), celle de François Truffaut, de Jean-Luc Godard et d’Eric Rohmer. Son film autobiographique Les plages d’Agnes parle pour elle. «Si on ouvrait les gens, on trouverait des paysages. Moi, si on m’ouvrait, on trouverait des plages» expliquait-elle alors. Pourtant ce n’est pas une maison de bord de mer pour laquelle elle avait craqué en Provence....

Un coin apprécié des célébrités

Qui seront les prochains acquéreurs de ce hameau? Peut-être des Anglais ou des Américains qui sont de retour dans le sud de la France. Peut-être une famille française à la recherche d’un lieu un peu secret. Ils auront de l’espace, car en plus de la bastide de 400 mètres carrés, le domaine compte aussi une autre maison et un troisième bâtiment à restaurer (soit 450 mètres en sus). C’est le cours d’eau l’Aigue Brun qui passe devant la maison principale, sans doute autrefois un moulin à eau, qui donne le ton. Avec ses cascades, ce ruisseau (torrent parfois!) explique la végétation luxuriante alentours. Parmi les arbres, on trouve même un cèdre tri centenaire.

Là-bas, on doit se sentir un peu ailleurs, mais pas totalement au bout du monde tout de même. Les hommes et les femmes de communication, les amoureux du petit écran et du grand aiment la région. Au village de Ménerbes, il arrive de croiser Ridley Scott, le réalisateur de Blade Runner, Thelma et Louise, Alien ou plus récement Seul sur Mars. Pierre Lescure, Alain de Greff, Dominique Ferruggia comptent eux aussi parmi les amoureux du coin. Et non loin de là, à Eygalières dans les Alpilles, Michel Drucker possède une maison qu’il a finalement réussi à faire agrandir.

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