Agents : comment vivre dans l'ombre de Bernès, Mendès ou Raiola ?

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À partir du 1er avril, la FIFA va autoriser la pratique du métier d'agent sans licence. L'occasion de se pencher sur le quotidien de la majorité des 300 agents reconnus par la Fédération française de football, pour la plupart sans mandat et donc sans revenus liés à l'activité de gestion de footballeurs. Portraits.

En février dernier, La Provence nous narrait l'histoire de Moussa Bakary, agent de joueurs non licencié. Mais sa fonction d'agent ne marchant pas trop - " je n'arrivais pas à rentrer des contrats de joueurs " -, le jeune homme s'était trouvé une activité de complément, la vente de résine de cannabis, commerce lui ayant valu une condamnation à cinq ans de prison ferme. Comme Moussa Bakary, beaucoup de ceux qui ont tenté de se faire une place dans l'univers des agents de footballeurs peinent aujourd'hui à vivre de cette activité hautement concurrentielle. Mais contrairement à celui qui appelait Franck Ribéry et dealait avec le même 06, la plupart des autres agents en manque de footballeurs ont des plans B moins risqués. Portraits de trois agents licenciés qui ne vivent pas du foot.

  • L'agent municipal
    Appelons-le Pascal, car il a décidé de garder l'anonymat afin de pouvoir parler librement. Employé municipal dans le Sud de la France, il a la licence d'agent de footballeurs agréés par la FFF, mais " aucune activité depuis 4-5 ans ". Pour lui, la fonction relève plus d'une expérimentation, un moyen " d'avoir une corde de plus " à son arc. Car Pascal en est persuadé : " Le métier d'agent ne me convient pas forcément. " La raison est assez simple : " On a affaire à des joueurs un peu spéciaux, c'est l'agent qui promet le plus qui obtient quelque chose. " D'où une vision négative du métier, car " il faut avoir du culot et promettre plus que ce que l'on peut donner ".

    Pas forcément le credo de Pascal, un homme éduqué, mais qui a bien conscience que les joueurs ne s'intéressent pas à ses diplômes, " seulement à l'argent qu'on peut leur rapporter ". De son passé actif dans le foot, l'agent municipal garde quelques mauvais souvenirs, comme celui d'un joueur de National qui a refusé de signer un mandat, puis a explosé. " Je lui ai trouvé un club en Ligue 2, j'avais l'accord du directeur sportif, puis au moment de signer, j'ai été doublé par un autre agent qui avait des contacts dans le club vendeur. "

    Aujourd'hui, Pascal ne sait pas s'il replongera un jour en cas d'opportunité. Question de rythme de vie : " Ce qui est compliqué dans le métier, c'est qu'on est en décalage avec sa famille et ses amis, car on doit tout le temps être sur le terrain le week-end. " Bien qu'agent...







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