Agent suspendu à l'aéroport de Nice : le préfet lui rend son habilitation

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Agent suspendu à l'aéroport de Nice : le préfet lui rend son habilitation
Agent suspendu à l'aéroport de Nice : le préfet lui rend son habilitation

Deux mois et demi de procédure pour en revenir au point de départ : le préfet des Alpes-Maritimes rend son habilitation à l'agent de sûreté de l'aéroport de Nice qu'il avait soupçonné de «radicalisation religieuse».

Le tribunal administratif avait suspendu vendredi un arrêté pris par le préfet Adolphe Colrat pour «suspendre» cette habilitation accordée à Sofiane Mekchouche, employé par une société sous-traitante pour le service de contrôle des bagages en soute, afin d'accéder à la «zone réservée» de l'aéroport.

Dans son ordonnance, le juge des référés avait argué que cette décision se basait sur «des affirmations» et non sur «une note reprenant les conclusions de l'enquête des services de renseignements spécialisés».

Désavoué à deux reprises

«Le changement de comportement, les attitudes et les propos prêtés à M. Mekchouche, qui avaient été jugés incompatibles avec les exigences de la sûreté, n'ont fait l'objet que d'un signalement et non d'une note ou d'un document écrit émanant des services spécialisés comme le demande le juge administratif», a précisé la préfecture. «Le préfet des Alpes-Maritimes a dans ces conditions décidé de restituer à M. Mekchouche son habilitation», conclut-elle.

Ce père de famille âgé de 25 ans avait d'abord été accusé d'avoir «défavorablement attiré l'attention». Le préfet avait pris un premier arrêté le 13 novembre 2013 pour le suspendre. Le 12 décembre, le tribunal administratif donnait raison à l'agent de sûreté une première fois. Après ce camouflet, la préfecture l'avait accusé «prosélytisme» et pris un second arrêté pour le suspendre le 17 décembre. Elle avait souligné devant le tribunal que l'agent s'était renfermé sur lui-même, qu'il ne faisait pas la bise à ses collègues féminines, qu'il répondait en arabe à certains interlocuteurs et qu'il n'aurait «pas montré de répulsion» à l'évocation de certains ...

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