Agen: une marche en mémoire de Marion, 20 ans après sa disparition

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Une centaine de personnes marchent à Agen le 14 novembre 2016, 20 ans après la disparition de Marion, 10 ans, disparue à la sortie de son école ( AFP / GEORGES GOBET )
Une centaine de personnes marchent à Agen le 14 novembre 2016, 20 ans après la disparition de Marion, 10 ans, disparue à la sortie de son école ( AFP / GEORGES GOBET )

Une centaine de personnes ont marché dans les rues d'Agen lundi, vingt ans jour pour jour après la disparition de Marion Wagon, une fillette de 10 ans qui avait disparu à la sortie de son école.

"On est là aujourd'hui pour dire à Marion: Agen ne t’oublie pas. Pour dire aux parents de Marion que nous sommes plus que les autres jours en pensée de communion avec eux, et pour dire plus jamais ça", a déclaré devant l'école Annie Gourgue, la présidente de l'association de protection de l'enfance maltraitée La Mouette, qui s'était fortement mobilisée après la disparition de la fillette.

Le 14 novembre 1996, Marion Wagon avait disparu sans laisser de traces entre l'école et son domicile, situé à 400 mètres, où elle devait rentrer déjeuner. La justice continue ses investigations sur une disparition qui avait suscité de vastes campagnes d'appels à témoins et ému la France entière, jusqu'à l'Elysée.

"Si quelqu’un sait, qui n'a pas voulu, qui a eu peur, qui n'a pas osé dire, qui a protégé... 20 ans après ce n'est pas trop tard! 20 ans après, les parents de Marion n'attendent que cela, nous, nous n'attendons que cela", a lancé aux journalistes Mme Gourgue qui, comme de nombreux autres manifestants, avait épinglé sur son manteau un petit myosotis, symbole de l'association et fleur symbole du souvenir.

"Avec (le dispositif) Alerte enlèvement, on a quand même retrouvé 13 enfants, et je pense que si on avait eu tous ces moyens lorsque Marion a disparu, certainement on saurait quelque chose. On n’avait pas de fichier génétique à l’époque", a rappelé la présidente de La Mouette.

Après la prise de parole de Mme Gourgue, une minute de silence a été respectée puis les participants, membres de La Mouette ou simples habitants d'Agen, ont repris leur marche silencieuse dans les rues du centre-ville.

"J’ai un fils qui avait quasiment le même âge à l’époque des faits, donc c'est vrai que ça me remue encore actuellement, parce que ça l'avait énormément bouleversé", a témoigné Catherine Lesné, une habitante d'Agen.

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