AfSud-Jacob Zuma à nouveau visé par la justice

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    PRETORIA, 29 avril (Reuters) - Une Haute cour d'Afrique du 
Sud a estimé vendredi que l'abandon, en avril 2009, des 
poursuites pour 783 cas de corruption présumée visant le 
président Jacob Zuma était une décision irrationnelle qui devait 
être réexaminée. 
    La décision de justice rendue il y a sept ans avait permis à 
Jacob Zuma, dirigeant de l'African National Congress (ANC), de 
se présenter à l'élection présidentielle et d'être élu. 
    A l'époque, le procureur Mokotedi Mpshe avait décidé 
d'abandonner les poursuites en se fondant sur une écoute 
téléphonique qui pouvait laisser penser qu'un complot politique 
visait le dirigeant de l'ANC. 
    Le juge Aubrey Ledwaba a estimé vendredi que les conclusions 
et le comportement du procureur Mpshe étaient irrationnels, 
notamment parce que ce dernier n'avait pas informé le parquet de 
l'abandon des charges avant d'en faire l'annonce lors d'une 
conférence de presse. 
    "Si la décision avait été rationnelle et transparente, 
pourquoi ce secret ?" s'est interrogé le magistrat.  
    La décision prise par les trois magistrats de la Haute cour 
ne signifie pas un rétablissement automatique des charges 
retenues contre Zuma à l'époque. Un tel rétablissement ne peut 
être décidé que par le ministère public. 
    Malgré tout, l'arrêt de la Haute cour vient fragiliser un 
peu plus la position de Jacob Zuma, critiqué y compris au sein 
de son camp, depuis que la Cour constitutionnelle lui a ordonné 
de rembourser une partie des fonds publics utilisés pour des 
travaux de rénovation dans sa résidence privée. La somme totale 
des travaux est estimée à 14 millions d'euros. 
    La chambre basse du parlement s'est prononcée début avril 
contre la destitution de Zuma. 
     
     
      
 
 (Bureau de Johannesburg; Pierre Sérisier pour le service 
français) 
 
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