Afrique: "Si le Burkina l'a fait, pourquoi pas nous?"

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Afrique: "Si le Burkina l'a fait, pourquoi pas nous?"
Afrique: "Si le Burkina l'a fait, pourquoi pas nous?"

Le départ vendredi du président burkinabé Blaise Compaore, sous la pression de la rue, a déchaîné les passions sur les réseaux sociaux en Afrique, où des citoyens de nombreux pays se demandent: "S'ils ont pu le faire, pourquoi pas nous?"D'Harare au Zimbabwe à Banjul en Gambie, les images des foules du Burkina Faso déferlant pour chasser le vieux dirigeant du pouvoir ont inspiré certains, qui n'ont pas oublié que le printemps arabe a pris son élan sur les réseaux sociaux."Si le Burkina Faso peut le faire, pourquoi par l'Ouganda?", interroge un utilisateur de Twitter depuis Kampala. "Mugabe sera le suivant", claironne un autre, à Harare."Que cela soit un avertissement pour tous les dirigeants africains qui s'accrochent au pouvoir à tout prix. Viva les Burkinabè!", twitte pour sa part Kwesi Asante depuis Accra, au Ghana, lançant une mise en garde qui a résonné très fort ce vendredi sur la twittosphère.Du lointain et anglophone Kenya, Frank Ondere lui fait écho: "Usez du pouvoir en douceur, servez votre peuple avec sagesse. Les choses changent. Se débarrasser de vous n'est pas si difficile".D'autres, comme @lennoxin de Johannesburg, félicitent les manifestants: "Super fier du peuple du Burkina Faso, les dictateurs n'ont pas leur place dans l'Afrique du futur. aluta continua!" (la lutte continue).Les chefs d'Etat d'Angola (Dos Santos - depuis 1979), de Guinée Equatoriale (Obiang - 1979), d'Ouganda (Museveni - 1986) du Soudan (al-Bashir - 1989), du Zimbabwe (Mugabe - 1980), et d'autres qui tiennent les rênes de leur pays depuis plusieurs décennies ont été directement visés. "Ce qui s'est passé au Burkina Faso est une bonne nouvelle pour l'Afrique", twitte @obogobogo, du Kenya, "Levez-vous et comptez-vous, Mugabe et Museveni doivent être les prochains".Même si le rêve d'un "printemps africain" ne convainc pas les plus rationnels. "Le Burkina ...

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