Afrique du Sud : revers historique pour l'ANC de Zuma

le , mis à jour à 14:22
0
Afrique du Sud : revers historique pour l'ANC de Zuma
Afrique du Sud : revers historique pour l'ANC de Zuma

Est-ce le début de la fin pour l'ANC (Congrès national africain), le parti fondé par Nelson Mandela qui domine la politique sud-africaine depuis 1994 et la suppression de l'apartheid ? C'est évidemment trop tôt pour le dire. Mais ce mouvement, né pour contrecarrer la domination blanche et les gouvernements racistes qui se sont succédé avant l'avènement de la démocratie, vient de connaître un revers, cette semaine, aux élections municipales.

 

 

A Nelson Mandela Bay, la métropole englobant la ville industrielle de Port Elizabeth, la sixième du pays, l'ANC (40 %) est devancé de plus de 6 points par l'Alliance démocratique (46,7 %), principale formation d'opposition. Une contre-performance d'autant plus dure que Port Elizabeth est un bastion historique de la lutte anti-apartheid.

 

Et ce n'est pas tout. Alors que les résultats définitifs n'étaient pas encore connus hier soir, les successeurs de Mandela redoutaient de perdre Johannesburg, la capitale économique, et Tshwane, la métropole englobant Pretoria. « C'est un déclin dramatique, dans des proportions jamais vues auparavant », explique Somadoda Fikeni, spécialiste de l'Afrique du Sud.

 

L'Alliance démocratique, un parti réformateur jadis dirigé par les Blancs, conserve aussi la métropole du Cap avec une large majorité (66 %). Son leadeur, Maimane Mmusi, un homme politique noir de 36 ans, diplômé de théologie, de psychologie et d'administration publique, est originaire de Soweto. Il a fait campagne en citant... Mandela et en reprochant à l'ANC d'avoir tourné le dos à son histoire et à ses valeurs. Il faut dire que les affaires de corruption empoisonnent la politique sud-africaine. Le président Jacob Zuma — dont le dernier mandat s'achèvera en 2019 — va être bientôt contraint par la justice de rembourser 500 000 $ (451 000 €) d'argent public utilisés pour rénover sa résidence privée. Son nom est aussi cité dans une affaire de ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant