Afghans auxiliaires de l'armée : Paris examinera les demandes de visa avant l'été

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Afghans auxiliaires de l'armée : Paris examinera les demandes de visa avant l'été
Afghans auxiliaires de l'armée : Paris examinera les demandes de visa avant l'été

Les demandes de visa de civils afghans ayant travaillé pour l'armée française et, selon eux, menacés dans leur pays, seront examinées dans un délai de deux mois, a promis mardi le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

«La France a des devoirs envers ses personnels ; elle ne s'y dérobera pas. Si le fait d'avoir travaillé avec la France ne peut ouvrir un droit absolu à s'y installer, la réalité du risque encouru doit évidemment être prise en compte», a déclaré le ministre. «Les demandes en attente seront traitées dans un délai de deux mois. Les dossiers ayant donné lieu à un refus feront l'objet d'un réexamen dans le même délai, sur simple demande des intéressés», a-t-il ajouté dans un communiqué.

Sept cents civils, pour la plupart Afghans, ont travaillé avec les forces françaises présentes en Afghanistan de 2002 à 2014. «Une commission a été mise en place pour étudier leurs demandes d'installation en France : 258 dossiers ont été déposés. A ce jour, 73 demandes de visa ont été acceptées, concernant 179 personnes», rappelle le ministre.

Marsaud et Mariani font une allusion implicite aux harkis en Algérie

La semaine dernière, Alain Marsaud et Thierry Mariani, tous deux députés UMP des Français de l’étranger, avaient écrit au Premier ministre, Manuel Valls, pour demander l'examen ou le réexamen de toutes les demandes de visa.

Ils ont rappelé que le 5 mars, une vingtaine de ces «anciens collaborateurs contractuels de l'armée, d'origine afghane» avaient manifesté devant l'ambassade de France à Kaboul pour demander des visas et la «protection» de Paris. Les deux députés ne souhaitent pas que la France répète ses «erreurs du passé», dans une allusion implicite aux harkis en Algérie.

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