Afghanistan : deux attentats font 25 morts, le processus de paix en péril

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Afghanistan : deux attentats font 25 morts, le processus de paix en péril
Afghanistan : deux attentats font 25 morts, le processus de paix en péril

Deux attaques, 25 morts. L'Afghanistan a été durement frappé ce samedi par des attentats perpétrés au cœur de la capitale, Kaboul, et à Asadabad, chef-lieu de la province de Kunar, dans l'est du pays. Deux attaques sanglantes qui mettent en péril le processus de paix avec les talibans.

Ces derniers, qui ont revendiqué l'attentat de Kaboul, se sont comme souvent attaqué à un symbole du pouvoir : le ministère de la Défense, situé dans le centre-ville. Le kamikaze, arrivé à pied, s'est fait exploser face à l'institution à l'heure de sortie des bureaux. «Douze personnes, dont deux soldats afghans, ont été tuées et 8 autres blessées», selon le ministère de la Défense.

Les talibans n'ont en revanche pas revendiqué le premier attentat, commis par un kamikaze à moto devant un marché, qui a secoué dans la matinée Asadabad. Treize civils ont été tués et 40 autres blessés dans cette attaque qui visait un chef tribal farouchement opposé aux insurgés, selon un porte-parole du gouverneur et le chef adjoint de la police provinciale.

L'espoir d'une reprise du processus de paix s'éloigne

D'après les analystes, les talibans multiplient les attentats au cœur de la capitale afghane pour pouvoir peser lors de chimériques négociations de paix avec Kaboul, leur ennemi juré qu'ils combattent depuis la chute de leur régime en 2001. Sauf qu'avec ces attentats, l'espoir d'une reprise du processus de paix, laborieusement mis en branle depuis le début de l'année avec l'appui de la Chine, du Pakistan et des Etats-Unis, s'éloigne encore un peu plus.

Les quatre pays s'attendent à un dialogue direct entre les talibans et Kaboul d'ici à la semaine prochaine. Mais «l'échéance est totalement irréaliste, d'autant que les talibans disent ne pas avoir été contactés» par le quartet, décrypte Thomas Ruttig, spécialiste de la rébellion au Réseau des analystes sur l'Afghanistan (AAN).

Kaboul ne cesse d'appeler «tous les ...

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