AFG : l'épargne longue doit être clairement encouragée et non pénalisée

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(NEWSManagers.com) - Quelques jours seulement après l'annonce d'un nouvel alourdissement de la fiscalité de l'épargne, l' Association française de la gestion financière ( AFG) a déploré le 1er février à l'occasion d'un point de presse cette logique qui va à contresens de ce qu'il conviendrait de faire. " L'alourdissement continu de la fiscalité de l'épargne et sa volatilité, encore renforcés au cours de ces dernières semaines, découragent complètement les particuliers de retourner vers des placements longs, notamment en actions, tandis que la réglementation des institutionnels les pousse de plus en plus au court terme" , a lancé le président de l' AFG, Paul-Henri de La Porte du Theil.

Emblématique de la dérive actuelle, la taxe sur les transactions financières qui ne sera appliquée que dans notre seul pays et qui aura inévitablement des conséquences dommageables pour la gestion d'actifs française et pour le financement de l'économie française. L' AFG relève au passage que le projet envisagé s'efforce de limiter les effets catastrophiques qu'aurait eu l'application unilatérale du projet de directive européenne. Le projet " n'en reste pas moins porteur d'un distorsion forte de concurrence à l'encontre de notre place. Il accentue le matraquage fiscal sur les détenteurs d'actions, et pénalisera les entreprises cotées françaises qui seront moins recherchées par les investisseurs institutionnels" , a expliqué Paul-Henri de La Porte du Theil.

Le président de l' AFG a par ailleurs dénoncé la faiblesse européenne face aux réglementations américaines, à l'instar de la loi Fatca, qui sont en pratique des armes extraterritoriales de lutte concurrentielle. " La réaction européenne devrait être beaucoup plus forte vis-à-vis de ces réglementations" , a estimé Paul-Henri de La Porte du Theil.

Sur le chapitre de la réglementation européenne, l' AFG a souligné à nouveau la nécessité d'une réglementation équilibrée, tous les acteurs de marché devant être soumis à un cadre et à des contrôles cohérents. D'où l'importance emblématique du dossier PRIPS, " vecteur sans cesse différé d'harmonisation entre les différents produits et contrats d'épargne grand public" .

L' AFG rappelle en outre l'impératif d'une équité concurrentielle dans la mise en ?uvre par les différents pays des directives européennes, entre autres OPCVM IV, et l'importance que revêt l'élaboration de mécanismes efficaces assurant que les entités des pays tiers ne bénéficient pas de conditions d'exercice de leur activité moins contraignantes que celles qui s'imposent aux acteurs européens.

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