Affrontements entre les ouvriers des abattoirs Gad en Bretagne

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NOUVEAUX AFFRONTEMENTS FRATRICIDES ENTRES LES OUVRIERS DES ABATTOIRS GAD EN BRETAGNE
NOUVEAUX AFFRONTEMENTS FRATRICIDES ENTRES LES OUVRIERS DES ABATTOIRS GAD EN BRETAGNE

JOSSELIN, Morbihan (Reuters) - La crise de la filière porcine en Bretagne a provoqué mercredi de nouveaux affrontements fratricides entre les ouvriers des abattoirs Gad touchés par les suppressions d'emplois et leurs collègues désireux de continuer à travailler.

Une cinquantaine d'ouvriers de l'usine de Lampaul-Guimiliau (Finistère), dont les 850 emplois disparaîtront dans le cadre du plan de continuation accepté la semaine dernière par le tribunal de commerce de Rennes, se sont rendus pour la deuxième journée consécutive aux abords de l'abattoir de Josselin (Morbihan), qui sera renforcé.

Ils ont bloqué les accès du site avant d'être brutalement repoussés par quelque 200 ouvriers de cet abattoir qui ont quitté leur poste en tenue de travail pour faire barrage aux manifestants et pouvoir continuer à travailler.

Durant plus d'une heure de face-à-face houleux, les forces de l'ordre ont dû s'interposer pour prévenir des affrontements plus violents mais deux blessés légers ont été relevés.

Après une nuit passée sur le site de Josselin, plusieurs ouvriers venus de Lampaul-Guimiliau, qui attendaient des renforts de leurs homologues de Saint-Nazaire, dont le site doit aussi fermer, se sont déclarés écoeurés par les différents heurts qui se sont déroulés dans le Morbihan.

"On a tout perdu", a déclaré, le visage défait, Marc Le Goas, représentant de Force Ouvrière du site de Lampaul, situé dans une région déjà gravement touchée par les suppressions d'emplois dans la filière avicole.

"Le Pen! Le Pen!", ont également scandé quelques ouvriers face aux gendarmes mobiles.

Près des accès de l'abattoir, bloqués depuis mardi matin, les gendarmes mobiles ont repoussé mercredi les manifestants afin de permettre l'entrée et la sortie de plusieurs camions.

Durant plusieurs minutes, une trentaine de salariés se sont allongés sur le bitume, s'estimant trahis par les forces de l'ordre avec lesquelles aurait été négocié un filtrage heure par heure des camions.

Les salariés de Lampaul-Guimiliau, qui réclament une revalorisation de leurs primes de départ, bloquent depuis plus de deux semaines leur propre site afin d'obtenir des négociations avec la direction de la Cecab, dont Gad est une filiale, qui a refusé jusqu'à présent toute discussion.

Une rencontre entre des représentants de la Cecab et les délégués syndicaux du site Gad de Lampaul-Guimiliau était prévue mercredi pour tenter de débloquer la situation.

Pierre-Henri Allain, édité par Yves Clarisse

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  • M1754721 le mercredi 23 oct 2013 à 20:03

    C'est comme ça que cela a commencé dans les années 30...

  • Technof le mercredi 23 oct 2013 à 17:16

    La, on touche le bas fond de la misère humaine... Des gars du Morbihan qui tapent sur ceux du Finistère .. Je savais les bretons pas très malins mais à ce point ..

  • nebraska le mercredi 23 oct 2013 à 17:02

    En tout cas, cet affrontement montre enfin que la majorité silencieuse se réveille. Les blocages des stés étant toujours le fait d'une minorité tout comme les grèves dans les facs ou les lycées.

  • nebraska le mercredi 23 oct 2013 à 17:00

    utility et patr.fav : La faute à qui d'après vous ???? Aux "en.f.oi.rés" de patrons ??? Ou aux français qui veulent des biens de consommation à moindre cout qu'ils ne pourraient se payer normalement si ceux-ci étaient fabriqués en France ??? Merci de réfléchir à cela svp !! Moi, j'ai acheté un ordi. à 32 ans lorsque mon revenu s'est nettement amélioré et non lorsque j'étais payé au smic.

  • patr.fav le mercredi 23 oct 2013 à 16:28

    c'est dans toutes les branches qu'ils ont recours à la main d'oeuvre étrangères comme aux chantiers de l'atlantique et mettent les ouvriers français au chomage!!!!!!

  • kalas le mercredi 23 oct 2013 à 16:24

    ça va finir à coup de hachoir cette histoire.

  • lorant21 le mercredi 23 oct 2013 à 16:22

    Tiens ce ne sont pas des licenciements boursiers d'affreux capitalistes mais il s'agit d'une coopérative (gérée par des agriculteurs...??).

  • bouaoune le mercredi 23 oct 2013 à 16:12

    c ds la difficulte qu on voit le vrai visage des gens

  • ppetitj le mercredi 23 oct 2013 à 16:02

    Quand on lutte pour sa survie, le collectivisme est mort...

  • Utility le mercredi 23 oct 2013 à 15:56

    JJYYBB ben non, les gens achetent allemand ou chinois, mais ils veulent garder leurs jobs en France... comment faire????