Affelnet : aux limites de l'algorithme

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Lycée Gabriel Guist'hau de Nantes en 2012.
Lycée Gabriel Guist'hau de Nantes en 2012.

Le logiciel d’affectation des élèves au lycée concentre les critiques à Paris. Dans l’est de la capitale, le lycée Turgot va passer de 55 % à 83 % de boursiers en seconde à la rentrée. L’équipe éducative dénonce un dysfonctionnement.

Décidément, les algorithmes dans l’éducation nationale n’ont pas bonne presse. Après « Admission post-bac » (APB), le logiciel d’inscription dans l’enseignement supérieur qui a fait couler beaucoup d’encre, c’est au tour d’« Affelnet » – dont dépend le destin scolaire de 400 000 ex-collégiens sur le point d’entrer en classe de seconde générale – de concentrer les critiques. En tout cas à Paris, dans ce « district Est » – l’un des quatre de la capitale – aux caractéristiques très spécifiques, puisqu’il compte plus d’élèves (40 % des petits Parisiens), plus de boursiers (28 %) et plus de lycées (une quinzaine dans neuf arrondissements).

Depuis sa mise en musique il y a huit ans, dans le sillage de l’assouplissement de la carte scolaire voulu par Nicolas Sarkozy, Affelnet (pour « affectation par le Net ») n’est pas exempt de reproches. On connaissait les cas de lycéens se retrouvant « sans bahut », les plaintes de familles mises devant le fait accompli d’une inscription dans un lycée qui ne les fait pas rêver.

En ce début d’été, l’inquiétude qui s’exprime est celle de toute une équipe éducative : au lycée Turgot (Paris-3e), les enseignants ont appris qu’ils accueilleront, en septembre, 83 % de boursiers en classe de seconde. 192 élèves… sur 231. Ils étaient 55 % cette année.

Discrimination positive D’où leur question : comment en est-on arrivé là ? Ils en conviennent, sur le papier, la « recette » d’Affelnet n’est pas si compliquée qu’il n’y paraît : posez huit vœux de lycées...

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  • janaliz il y a 5 mois

    Ah les algorithmes sos....