Affaire VW-Renault va accélérer son programme de R&D-Presse

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    PARIS, 17 décembre (Reuters) - Renault  RENA.PA  va 
accélérer de plusieurs années son programme de Recherche & 
Développement pour préparer les prochaines normes d'émissions 
qui seront encore plus strictes, a déclaré le directeur général 
délégué du constructeur dans une interview publiée jeudi soir 
sur le Figaro.fr. 
    "Nous allons (...) accélérer le programme d'investissements, 
d'un montant de 1,2 milliard d'euros, qui doit permettre de 
répondre aux futures normes Euro 6d, à l'horizon 2017-2018", a 
déclaré Thierry Bolloré. "Ces normes, dont les paramètres et le 
calendrier de mise en œuvre sont encore en discussion, seront 
plus sévères. C'est pourquoi ce programme, qui était prévu sur 
cinq ans, pourrait être resserré d'une à deux années. C'est une 
décision industrielle lourde." 
    Dans un communiqué publié également jeudi soir, Renault a 
souligné que ce programme conjoint avec son partenaire de 
l'alliance Nissan  7201.T , visait à "développer (...) la 
nouvelle génération de moteurs toujours plus propres et 
performants." Le groupe ne précise s'il parle surtout des 
moteurs diesel, des moteurs essence ou des systèmes hybrides 
rechargeables - qui conjuguent un bloc essence pour la route et 
un mode purement électrique pour la ville - ou de toutes ces 
technologies à la fois. 
    Le directeur délégué à la Compétitivité juge qu'outre le 
"choc" provoqué par l'affaire du trucage des émissions 
polluantes de voitures diesel du groupe Volkswagen  VOWG_p.DE , 
la COP21, qui vient de s'achever, a créé un nouveau contexte en 
replaçant l'environnement au centre des préoccupations des 
consommateurs. 
    "Nous avons tous subi un choc à la rentrée, qui a changé la 
perception des parties prenantes, pouvoirs publics et 
consommateurs notamment, à l'égard de l'ensemble de l'industrie 
automobile européenne", poursuit Thierry Bolloré. 
    Il souligne que les tests aléatoires lancés par le  
ministère de l'Ecologie dans le sillage du scandale VW ont 
montré que les quatre véhicules Renault testés n'étaient équipés 
d'aucun système de fraude ou de leurre antipollution, mais 
qu'ils ont confirmé aussi des écarts entre les mesures réalisées 
en laboratoire pour les besoins de l'homologation des véhicules, 
et celles effectuées en condition plus normale de conduite. 
    Le prochain durcissement des normes visera notamment à 
réduire cet écart. 
    A court terme, Renault entend accélérer son calendrier 
d'ingénierie pour installer des systèmes d'EGR (recirculation 
des gaz d'échappement) améliorés sur ses véhicules dès juillet 
2016, alors que le groupe a jusqu'ici opté essentiellement pour 
le système dit du piège à NOx (NOx Trap) afin de réduire les 
émissions d'oxydes d'azote de ses moteurs diesel. Thierry 
Bolloré a précisé que ce programme nécessitait un budget de 50 
millions d'euros.  
 
 (Gilles Guillaume, édité par Véronique Tison) 
 

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