Affaire Vincent Lambert : l'issue connue probablement dans plusieurs mois

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Affaire Vincent Lambert : l'issue connue probablement dans plusieurs mois
Affaire Vincent Lambert : l'issue connue probablement dans plusieurs mois

Le sort de Vincent Lambert, tétraplégique en état végétatif autour duquel sa famille se déchire, est désormais suspendu à la décision de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). Après avoir ordonné mardi soir en urgence le maintien en vie de ce père de famille âgé de 38 ans, contre l'avis du Conseil d'Etat français qui avait lui-même suivi l'avis des médecins, la CEDH doit désormais statuer sur la requête de ses parents. Cet examen sur le fond du dossier va probablement prendre plusieurs mois.

Pourquoi les parents de Vincent Lambert ont saisi la CEDH ? Pierre et Viviane Lambert, secondé par un frère et une s?ur, réclament que leur fils et frère, cloué dans un lit d'hôpital depuis six ans, soit maintenu en vie. Ses parents estiment que le droit à la vie, inscrit à l'article 2 de la Convention européenne des droits de l'Homme, est bafoué par la loi Leonetti qui permet au médecin de décider seul de l'arrêt de l'alimentation, après avoir simplement «recueilli» l'avis de la famille et de l'équipe soignante.

Les parents de Vincent Lambert soulèvent aussi l'article 3 de la Convention qui interdit les mauvais traitements. «Vincent Lambert est coincé dans son lit, sans kinésithérapie, il ne peut aller en vacances, alors qu'il a déjà participé à des fêtes de famille, il est cloîtré dans une chambre d'hôpital parce qu'on a fait un choix de mort» à son égard, tempête l'avocat strasbourgeois des parents de Vincent Lambert, Me Jean Paillot.

La loi Léonetti est-elle trop ambigüe ?

Pour déminer la procédure intentée devant la CEDH, le vice-président du Conseil d'Etat, Jean-Marc Sauvé, a souligné que la loi Leonetti était «compatible avec la Convention européenne des droits de l'Homme». C'est sur la base de cette loi, qui met en avant la nécessité de prendre en compte la volonté du patient, que la plus haute juridiction administrative avait jugé légale la décision médicale de ...

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