Affaire Tapie : Guéant accuse l'Elysée de «scandale d'Etat»

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Affaire Tapie : Guéant accuse l'Elysée de «scandale d'Etat»
Affaire Tapie : Guéant accuse l'Elysée de «scandale d'Etat»

Claude Guéant, placé en garde à vue trois jours de suite, de lundi à mercredi, dans l'affaire Tapie, a accusé dimanche l'Élysée d'être à l'origine d'«un scandale d'État» en transmettant des archives de l'ancien président Nicolas Sarkozy à la justice. «Il est tout à fait anormal que la présidence d'aujourd'hui livre des archives du précédent président», a déclaré l'ancien secrétaire général de l'Elysée de Nicolas Sarkozy lors du «Grand Rendez-Vous iTélé/Europe 1/Le Monde». Guéant, qui a aussi été ministre de l'Intérieur sous Sarkozy, en 2011 et 2012, estime que «les archives appartiennent à la personne qui en est détenteur ou aux archives nationales».

Selon une source proche du dossier, les juges d'instruction ont demandé à l'Élysée, en mars 2013, de leur envoyer «tous documents» conservés à la présidence de la République en lien avec le litige entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais. Le mois suivant, l'Élysée répondait que concernant Claude Guéant, son «fonds d'archives papier» n'avait pas été versé aux Archives nationales et qu'il n'en avait pas été trouvé trace à la présidence de la République. Mais la présidence de la République a bien fait parvenir aux juges divers documents, comme ceux-ci le lui demandaient.

A l'issue de ses trois jours d'interrogatoires à la Brigade financière, l'ancien secrétaire général de l'Élysée est ressorti sans être déféré devant les juges d'instruction. Les trois juges financiers enquêtent sur les conditions dans lesquelles les pouvoirs publics avaient décidé, en 2007, de recourir à un tribunal arbitral plutôt qu'à la justice ordinaire pour mettre fin au conflit entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais sur la vente d'Adidas dans les années 1990. Ils soupçonnent que cette décision a été motivée par une volonté de favoriser l'homme d'affaires, alors que la Cour de cassation avait cassé en 2006 une décision de la cour d'appel de Paris ...

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