Affaire Lambert : vers une évolution de la loi Leonetti ?

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Photo d'illustration.
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Jeudi 16 novembre, le tribunal de Châlons-en-Champagne s'est opposé à ce que l'équipe médicale du CHU de Reims engage un processus de fin de vie pour Vincent Lambert, comme le souhaitait sa femme. Tétraplégique, ce patient vit en état végétatif depuis un accident de moto survenu en 2008. Le tribunal avait été saisi par les parents de Vincent Lambert, des catholiques traditionalistes, fermement opposés à l'idée d'"une euthanasie passive". La décision rendue par les juges a choqué la communauté médicale et a relancé le débat quant à une nouvelle loi sur la fin de vie, voulue par Marisol Touraine. La ministre de la Santé juge que la loi dite Leonetti relative aux patients en fin de vie est aujourd'hui "insuffisante". Pas pour le docteur Bernard Devalois, chef du service de médecine palliative de l'hôpital de Pontoise : il estime que la justice a mal interprété la loi, mais il reste opposé à l'idée du suicide assisté et craint qu'à la faveur de cette décision l'injection létale ne soit adoptée. Interview. Le Point.fr : En s'opposant à l'avis des médecins, le tribunal de Châlons-en-Champagne a provoqué un choc. L'avis des juges doit-il se substituer à celui des médecins ? Docteur Bernard Devalois : Cette décision est très inquiétante. Elle pourrait avoir des conséquences graves sur la pratique de la médecine. Ce n'est pas la forme du jugement qui me pose problème, mais sa motivation. Les juges se sont...

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