Affaire Lambert : une facture salée pour le CHU de Reims

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CHU de Reims, photo d'illustration.
CHU de Reims, photo d'illustration.

Victime d'un accident de voiture, Vincent Lambert, 32 ans, infirmier en psychiatrie au centre hospitalier de Châlons-en-Champagne, est plongé dans un état de coma profond en septembre 2008. Depuis, c'est une véritable bataille judiciaire et médiatique qui s'est ouverte entre les partisans de l'arrêt des soins, et ses détracteurs. Une bataille dans laquelle le centre hospitalier universitaire (CHU) de Reims s'est retrouvé mêlé malgré lui.

L'hôpital a donc décidé d'engager un spécialiste de la communication de crise afin de mieux gérer l'image de l'établissement dans ce dossier délicat. Or, pour cette "gestion de crise", le centre hospitalier se prépare à débourser 90 000 euros pour trois mois de prestations. L'idée remonte en fait à cet été. Au lendemain d'un énième coup de théâtre dans l'affaire Vincent Lambert, l'hôpital avait été soupçonné de conflit d'intérêt et avait alors lancé cet appel d'offres.

"En décembre, il sera peut-être mort"

Sur France Info, l'ex-chef de l'unité de médecine palliative au CHU de Reims explique cette décision. Face à "des pressions insoutenables, un acharnement et l'hôpital est contraint de défendre son image". "J'ai beaucoup souffert de l'ancienne direction générale qui m'a laissé seul. Aujourd'hui, je salue la responsabilité de la direction générale de soutenir et de prendre sa place dans cette difficulté que rencontre mon ancienne équipe", se félicite-t-il.

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