Affaire Karachi : un «porteur de valises» témoigne

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Mustapha El Jundi affirme avoir transmis en avril 1995 13 millions de francs à l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, proche du gouvernement français de l'époque. Ces fonds auraient servi à financer la campagne présidentielle d'Édouard Balladur.

L'enquête sur le volet économique de l'affaire Karachi prend une nouvelle tournure avec les extraits de l'audition comme témoin d'un «porteur de valises», qui affirme avoir transmis 13 millions de francs français à l'homme d'affaires Ziad Takieddine.

Pour rappel, en 1994, deux contrats d'armements avaient été signés entre la France et le Pakistan et l'Arabie saoudite. Selon plusieurs témoins, le cabinet du ministre de la Défense de l'époque, François Léotard, a imposé comme intermédiaires deux hommes: Ziad Takieddine et Abdul Rahman el-Assir. Tous deux auraient touché des commissions, ce qui était courant et légal à l'époque. Mais en 1995, Jacques Chirac, alors président de la République, ordonne l'arrêt du versement de ces commissions, soupçonnant que des rétrocommissions, soit de l'argent revenant en France en toute illégalité, seraient utilisées par son adversaire, Édouard Balladur, dans le cadre de sa campagne présidentielle.

Des liasses compactes de...

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