Affaire Jacqueline Sauvage : "Je pense qu'elle n'en peut plus"

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Manifestation en faveur de la libération de Jacqueline Sauvage le 23 janvier 2016 à Paris. 
Manifestation en faveur de la libération de Jacqueline Sauvage le 23 janvier 2016 à Paris. 

Karine Plassard ne connaît pas Jacqueline Sauvage. Elle ne l'a jamais rencontrée. Militante féministe, cofondatrice d'Osez le féminisme dans le Puy de Dôme, elle est, avec d'autres militantes, à l'origine de la première pétition demandant la libération de cette femme de 69 ans, condamnée en 2014 à 10 ans de prison pour avoir tué son mari Norbert Marot, une peine confirmée en appel en 2015. La pétition avait recueilli plus de 400 000 signatures et amené François Hollande à prononcer une grâce partielle : en clair, Jacqueline Sauvage restait condamnée, mais la peine de sûreté de 5 ans était levée. Elle pouvait donc déposer une demande de libération conditionnelle quasi immédiatement. On le sait, le 12 août, le tribunal d'application des peines de Melun a rendu sa décision, contre l'avis du parquet : il refusait sa libération à Jacqueline Sauvage au motif qu'elle n'avait « pas encore [...] intégré la notion d'interdit et que le sens de la peine [prononcée à son encontre] lui échappe ». Jeudi, on a appris que Jacqueline Sauvage renonçait à faire appel de cette décision. Interview.

Le Point.fr : Savez-vous pourquoi Jacqueline Sauvage a pris la décision de ne pas faire appel ?

Karine Plassard : Je pense qu'elle n'en peut plus. Après l'audience, qui avait eu lieu le 22 juillet, nous n'étions pas complètement sereines, car nous savions que...

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