Affaire Hazout : l'embarras des "bons dieux" de la gynécologie

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Le gynécologue André Hazout est jugé par la cour d'assises de Paris pour viols et agressions sexuelles.
Le gynécologue André Hazout est jugé par la cour d'assises de Paris pour viols et agressions sexuelles.

On dit que les médecins ont pour règle de toujours écouter leurs patientes. Celles du Dr Hazout, jugé pour viols et agressions sexuelles devant la cour d'assises de Paris, semblent ne pas avoir été entendues. Vendredi, d'un pas assuré, torse bombé, Légion d'honneur épinglée sur un costume noir impeccable, le docteur René Frydman s'avance à la barre. C'est à lui que l'on doit la naissance du premier "bébé-éprouvette" en France. René Frydman, tout comme le Dr Hazout, est une superstar de la gynécologie. À l'audience, il déroule de sa voix grave un curriculum vitae impressionnant. Mais il se montre beaucoup moins à l'aise au moment d'évoquer le "comportement anormal" d'André Hazout. Ses épaules s'affaissent, son ton se fait moins sûr. "C'est un désastre déontologique", répète-t-il. Cela transpire à travers ses mots : l'affaire Hazout est une tache dans sa brillante carrière. Elle éclabousse sa réputation. Dans la profession, il y a des règles de bonne conduite, lâche-t-il. "Respect des patientes, transparence de tout acte qui peut poser problème, se consacrer au bien-être des gens qui se confient à nous", énonce le médecin. Avant d'ajouter : "Particulièrement dans la gynécologie, car on touche à l'intime. Il faut se donner les moyens de respecter l'intimité de la personne, parfois de manière outrancière. Laisser toute possibilité d'interprétation nulle."

Autant de règles que, selon l'accusation, le Dr Hazout n'a pas...

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