Affaire Fiona - Clermont-Ferrand, une ville en état de choc

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Berkane Maklouf à son arrivée au tribunal de Clermont-Ferrand jeudi soir sous les invectives de la foule.
Berkane Maklouf à son arrivée au tribunal de Clermont-Ferrand jeudi soir sous les invectives de la foule.

C'est une onde de choc sans précédent que traverse le pays, et plus particulièrement Clermont-Ferrand, la ville natale de la petite Fiona, 5 ans, dont le corps n'a toujours pas été retrouvé. Depuis les aveux glaçants de Cécile Bourgeon et de son compagnon Berkane Maklouf, la capitale auvergnate, habituellement si mesurée, s'est muée en une cité outragée, révoltée. Les réactions les plus accablées cèdent souvent le pas aux revendications les plus primaires.

Sur les marches du palais de justice, les badauds sont d'abord venus mercredi soir par dizaines cracher leur haine sur les voitures de police transportant tour à tour l'assassin présumé et la mère de l'enfant. "J'ai la haine ! On a cherché la gosse pendant quatre mois, hurle une femme d'une quarantaine d'années, incapable de contrôler sa colère. Tout ça pour ça ? Qu'ils crèvent !" "Peine de mort", revendique à deux pas l'un des membres actifs du comité de soutien.

Parmi eux, Stéphane Pozo, père de quatre enfants. Il ne connaît pas la famille, mais il s'est mobilisé dès les premières heures de la disparition de l'enfant, participant à toutes les marches blanches, tractant sans relâche les affiches de la petite Fiona. "J'ai la haine ! Ce qu'ils ont fait à la gamine, c'est inhumain. Il ne mérite pas d'aller en prison. Pour eux, c'est la peine de mort, directe !" crache-t-il hors de lui.D'autres habitants, révoltés par l'issue tragique de cette histoire, ont posé...

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  • M1531771 le dimanche 29 sept 2013 à 08:59

    Il est quoi lui déjà ?!? Suédois ? Décidément, sont partout !