Affaire DSK: «Il y a les faits et il y a la vérité judiciaire»

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INTERVIEW - Le professeur Stephen Gillers enseigne à la faculté de droit de l'Université de New York depuis 1978 dont il a été vice-doyen. Spécialiste des questions d'éthique juridique, il analyse les implications judiciaires et politiques de l'affaire Strauss-Kahn.

LE FIGARO - Après deux mois d'enquête et de rebondissements, quel est l'état des forces en présence dans le dossier Strauss-Kahn ?

Stephen Gillers - L'affaire DSK est passionnante à décrypter. La défense de Dominique Strauss-Kahn semble tout à fait prête, aujourd'hui, à affronter un procès. Elle estime que, compte tenu des informations sorties sur la personnalité de la victime présumée, sa crédibilité est tellement affaiblie que leur client ne peut être condamné. À leurs yeux, ils ont éliminé le risque d'un verdict de culpabilité. Les jurés pourraient peut-être penser que DSK a commis cette tentative de viol mais ils ne le croiront pas «au-delà du doute raisonnable», nécessaire pour condamner. La défense fait ce pari. Elle n'est donc pas prête à accepter de s'engager dans une négociation sur un plaider-coupable, même pour des charges non plus criminelles, mais délictuelles. Elle adresse un message simple à l'accusation: «Il n'y a pas matière à

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