Affaire DSK : En France, tout se serait joué aux assises

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La décision des avocats de Nafissatou Diallo d'ouvrir un second front judiciaire devant un tribunal civil, parallèlement à l'action pénale déjà engagée, met en lumière les différences fondamentales entre droits français et américain.

La décision des avocats de Nafissatou Diallo d'ouvrir un second front judiciaire contre Dominique Strauss-Kahn devant un tribunal civil, parallèlement à l'action pénale déjà engagée, met à nouveau en lumière les différences fondamentales entre droits français et américain.

Bien au-delà d'une simple spécificité juridique, la coexistence de deux procédures trahit une divergence philo­so­phique fondamentale : aux États-Unis, le pénal et le civil sont indépendants l'un de l'autre alors qu'en France, les deux sont imbriqués, indissociables.

Imaginons que M. Strauss-Kahn soit poursuivi pour les mêmes faits à Paris. Il a été mis en examen par un juge d'instruction car l'ouverture d'une infor­mation judiciaire est automatique en matière criminelle. Le débat sur son incarcération, réclamée par le parquet au vu de la gravité des faits allégués, a été tranché par un autre magistrat, le juge des libertés et de la détention (JLD). Comme DSK dispose de

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