Affaire des écoutes : Sarkozy «victime» des lois que l'UMP a fait voter

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Affaire des écoutes : Sarkozy «victime» des lois que l'UMP a fait voter
Affaire des écoutes : Sarkozy «victime» des lois que l'UMP a fait voter

C'est un peu l'histoire de l'arroseur arrosé. Mis sur écoute pendant plusieurs mois par des juges d'instruction, Nicolas Sarkozy a dénoncé hier des pratiques dignes des «activités de la Stasi», la féroce police politique de l'Allemagne de l'est coutumière des écoutes sauvages.

C'est pourtant lui qui, alors ministre de l'Intérieur sous Jacques Chirac (2002-2004, puis 2005-2007) ou locataire de l'Elysée après son élection en 2007, a fait adopter, directement ou indirectement, une série de lois élargissant les pouvoirs de la police et de la justice en matière d'écoutes. Des pratiques qu'il dénonce aujourd'hui avec force, comme l'ensemble des ténors de l'UMP. 

Des écoutes légales. Sur un plan juridique, le traitement réservé à Nicolas Sarkozy est légal. Comme la loi le prévoit, si la peine encourue est égale ou supérieure à deux ans (comme c'est le cas pour le trafic d'influence), le juge d'instruction peut «lorsque les nécessités de l'information l'exigent» ordonner des interceptions, sans recours possible.

Depuis une loi votée en mars 2004 alors que Nicolas Sarkozy était ministre de l'Intérieur, un avocat peut aussi être écouté à condition d'informer son bâtonnier. La retranscription des conversations d'un avocat avec son client n'est possible que sous certaines conditions. «Les conversations échangées entre un avocat et son client relèvent de l'exercice des droits de la défense et ne peuvent être transcrites», rappelait le ministère de la Justice dans un communiqué daté du 10 mars. En revanche, «s'il apparaît que leur contenu est de nature à faire présumer la participation de cet avocat lui-même à des faits constitutifs d'une infraction», la retranscription est tout à fait légal, poursuivait le texte.

VIDEO. Ecoutes : Nicolas Sarkozy fait un pari politique, selon un expert

Des micros et des caméras à l'insu du citoyen.  Depuis 2004 et la loi Perben 2, du nom du garde des ...

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  • M3435004 le vendredi 21 mar 2014 à 22:20

    MENSONGE MENSONGE ET MENSONGE DONC RECTIFICATION : SARKO victime de l'usage outrancier et dévoyé de procédures mise en place pour lutter contre le terrorisme et le grand banditisme. Usage dévoyé par quelques juges politisés et instrumentalisés par le gouvernement avec la complicité de certaines journalistes.

  • M7097610 le vendredi 21 mar 2014 à 18:37

    l'arroseur arrosé, c'est exactement cela ! MDR

  • M3121282 le vendredi 21 mar 2014 à 18:27

    les oreilles pointues et avec une queue fourchue, il me rappelle quelqu'un ? mais qui ? je cherche ! mais quelqu'un le sait il ?

  • M3121282 le vendredi 21 mar 2014 à 18:23

    Tartuffe !

  • jfvl le vendredi 21 mar 2014 à 18:10

    Une justification à postériori car, c'est oublier facilement que les écoutes ont été mises ne place pour la suspicion d'un soit disant financement de campagne par la LYBIE et que c'est leur prolongement abusif qui aurait permis de suspecter à travers des conversations un soit disant trafic d'influence.

  • M4426670 le vendredi 21 mar 2014 à 17:56

    Faudra peut être changer le "droit"?

  • M4426670 le vendredi 21 mar 2014 à 17:55

    A applique le "deux poids, deux mesures" la "justice" se décrédibilise! La complicité "Pouvoir, presse, justice" est aujourd'hui évidente. Du mauvais usage du droit!

  • M4426670 le vendredi 21 mar 2014 à 17:54

    Le problème c'est le "secret de l'instruction" qui n'est pas respectable par les journalistes! C'est de leur droit, mais est ce bien raisonnable? L'actualité nous en donne une réponse! Aujourd'hui, c'est NS, demain ça sera qui?

  • M4426670 le vendredi 21 mar 2014 à 17:50

    Ce n'est pas les lois qui sont les "artisans" de la chasse à NS: ce sont les juges: science sans conscience n'est que ruine de l'ame.

  • mlaure13 le vendredi 21 mar 2014 à 17:37

    Quand FH dit que c’est insupportable d’être comparé à la Stasi…n’est pas une réponse. Ce qui est bien insupportable, ce sont ces écoutes d’un an, voir plus, et bien à la Stasi… qui nous garantit maintenant que ce n’est pas que le petit bout visible de l’iceberg ???...Bien sur que OUI que l’iceberg est à découvrir, devant les mensonges PROUVES de ce Gvt. Laissons faire la justice, soit, mais elle est politisée donc gangrenée !!!...