Affaire des écoutes : les quatre questions clés

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Affaire des écoutes : les quatre questions clés
Affaire des écoutes : les quatre questions clés

EN DÉPIT DES INSINUATIONS DE LA DROITE et d'une communication désastreuse, l'exécutif -- et la garde des Sceaux en particulier -- n'a joué visiblement aucun rôle dans le déclenchement des ennuis judiciaires qui pèsent sur Nicolas Sarkozy. Sur la gestion de l'affaire, en revanche, des questions se posent.

Comment démarre l'affaire ?

Depuis le mois d'avril 2013, les juges d'instruction du pôle financier de Paris Serge Tournaire et René Grouman sont chargés d'une enquête ouverte contre X pour « corruption active et passive », « trafic d'influence », « faux et usage de faux », « abus de biens sociaux », « blanchiment, complicité et recel de ces délits ». C'est l'enquête dite du financement libyen : la justice cherche à savoir si Nicolas Sarkozy a bénéficié des largesses de Kadhafi pour financer sa campagne présidentielle de 2007. Dans le cadre de leurs investigations, les deux juges décident de placer l'ancien chef de l'Etat sur écoute à partir du 3 septembre 2013. Comme le rappelait hier Christiane Taubira, ces deux juges du siège sont totalement indépendants et ils ne sont pas tenus d'avertir quiconque de leur décision, ni de verser les écoutes au dossier en temps réel.

Que vont révéler ces écoutes ?

Alors qu'ils sont censés étayer leur enquête sur le dossier libyen, les juges vont incidemment obtenir des informations de nature à ouvrir un nouveau front judiciaire. Si l'on en croit le site Lemonde.fr, qui a décrypté les documents brandis hier par Christiane Taubira devant les caméras, ce sont les conversations entre Nicolas Sarkozy et son avocat, M e Thierry Herzog, tenues entre le 28 janvier et le 11 février 2014, qui posent problème. Des échanges au cours desquels il est question des interventions du magistrat à la Cour de cassation Gilbert Azibert dans la procédure Bettencourt. Alors que l'ancien président et son conseil utilisent des téléphones dédiés pris sous une ...

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  • mlaure13 le jeudi 13 mar 2014 à 11:29

    @ lompala...OUI et NON…ce sont des écoutes à filets dérivants qui ratissent très large…et si d’autres infos laissent supposer d’autres malversations, cela permet d’ouvrir d’autres affaires…et tout le problème est bien la !... ))

  • lompala le jeudi 13 mar 2014 à 09:37

    Il me semble que, dans les affaires criminelles, la police et la justice ne peuvent juridiquement utiliser que les informations en rapport avec l'objet de la demande d'écoute....... je me trompe, que l'on me répondent !!

  • rodde12 le jeudi 13 mar 2014 à 09:30

    Le gouvernement fait une mauvaise politique économique. On le lui dit mais il n'entend pas. Il faut le dire au téléphone a votre avocat. Là au moins vous étes sur d'être écoutés.

  • rodde12 le jeudi 13 mar 2014 à 09:29

    Le gouvernement fait une mauvaise politique économique. On le lui dit mais il n'entend pas. Il faut le dire au téléphone a votere a

  • M6784830 le jeudi 13 mar 2014 à 09:05

    Ce que je trouve lamentable il y a toujours des fuites, les journaux sont toujours informés, la justice est fautive, qui a interet à ce que cela se sache justement avant les élections municipales, mais attention l'effet Boomerang pourrait nuire à la gauche, à vouloir en faire trop.

  • M1961G le jeudi 13 mar 2014 à 08:26

    si hollande avait été mis sur écoute , on aurait découvert plus tôt l'affaire cahuzac . l'affaire cahuzac est une affaire d'état car le pouvoir savait et pourtant hollande a couvert cahuzac . la mise sur écoute de ses rivaux est un jeux de la gauche : mitterand l'a fait , hollande le fait . les français pourront voter contre hollande en 2014 pour sanctionner cette politique : abus de pouvoir, valeur famille,crise , chômage .