Affaire des corticoïdes dans le rugby : « Arrêtons le massacre ! »

le , mis à jour à 09:00
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Affaire des corticoïdes dans le rugby : « Arrêtons le massacre ! »
Affaire des corticoïdes dans le rugby : « Arrêtons le massacre ! »

Directeur de la performance de l'équipe cycliste FDJ, Frédéric Grappe a aussi été pendant dix ans conseiller scientifique de la Fédération française de cyclisme. Toujours soucieux de la préservation de la santé des athlètes, il a suivi avec attention l'affaire de la présence de corticoïdes dans les urines de trois joueurs du Racing (Carter, Rokocoko et Imhoff) au soir de la finale du Top 14, qui leur vaut une convocation, mercredi, devant la commission médicale de la Fédération. Hier, il a bondi en lisant dans «L'Equipe » une interview d'Imanol Harinordoquy qui dit avoir parfois « accepté de jouer contre [son] intégrité physique ». « Certains médecins devraient avoir honte », a-t-il lâché avant de s'expliquer.

 

Que vous inspire la prise de corticoïdes par des sportifs ?

FRÉDÉRIC GRAPPE. Une douleur est une réponse naturelle de l'organisme. Quand ils prennent des corticoïdes, ils foutent en l'air leur intégrité physique. On masque tous les signaux envoyés par le corps et on en remet une couche.

 

Sauf que, dans certains cas, ce système est légal...

Oui, mais c'est une hypocrisie médicale. Ce n'est pas normal de gérer un processus d'antidouleur de manière artificielle. On repousse les limites de l'organisme. Le problème c'est que c'est accepté. Mais on les emmène à la catastrophe. Arrêtons le massacre !

 

Le rugby vous semble-t-il plus exposé à ces dangers ?

Il y a plus de chocs, donc les articulations, les tendons subissent des traumatismes terribles. D'où l'utilisation des corticos pour enlever ce genre de douleurs. Mais comment seront ces athlètes dans dix ou quinze ans ?

 

Comprenez-vous qu'un joueur soit traité si cela lui permet de jouer une demi-finale ou une finale de Top 14 ?

Sans les corticoïdes, les équipes s'adapteraient. Elles géreraient leurs effectifs différemment. Et les athlètes qui ne peuvent plus jouer ne joueraient plus, tout simplement ...

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  • frk987 il y a 6 mois

    Le lendemain d'une compétition d'amateurs (style 50 km en tout terrain), faites le parcours et ramassez les boîtes de corticoïdes vides, c'est hallucinant, et ce sont des amateurs, les pires dopés qui soient !!!!!!