Affaire des corticoïdes au Racing : « On a détruit trois joueurs »

le , mis à jour à 09:50
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Affaire des corticoïdes au Racing : « On a détruit trois joueurs »
Affaire des corticoïdes au Racing : « On a détruit trois joueurs »

«Un gros bordel. » Juan Imhoff a des mots crus pour qualifier la tornade médiatique dans laquelle il s'est trouvé emporté après la révélation de la présence de corticoïdes dans ses urines, comme dans celles de Dan Carter et Joe Rokocoko, lors de la finale du Top 14 en juin.

 

Hier, après un repas rapidement avalé au centre d'entraînement du Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), l'ailier argentin des champions de France est revenu sur cette affaire que la commission médicale de la Fédération française de rugby (FFR) a décidé de classer sans suite, l'administration des corticoïdes ayant été réalisée dans les règles.

 

Etes-vous heureux, soulagé ou toujours en colère après la décision de la FFR de vous blanchir ?

JUAN IMHOFF. Ce terme « blanchir » nous a beaucoup fait rire hier (mardi) entre joueurs. Car l'utiliser pour mon collègue Joe Rokocoko (NLDR : qui est noir), c'est drôle. Plaisanterie mise à part, je ne ressens rien. Je ne me sentais pas inquiet. J'étais plutôt serein et complètement concentré sur mon rugby.

 

Pourquoi a-t-on retrouvé des corticoïdes dans vos urines ?

Petit, j'ai eu une blessure lors d'un entraînement dans la province de Rosario. Un coup de genou m'a fracturé le plancher orbital, la pommette, la mâchoire et le nez. J'ai failli perdre l'oeil droit. Depuis, je respire très mal. Il y a même un côté où je ne respire plus. Je ne me plains pas de ça mais je vis avec. Quelques jours avant la finale de la Coupe d'Europe (perdue le 14 mai face aux Saracens à Lyon), le doc est venu me voir. Il m'a dit : « Juan, tu ne respires pas normalement. » J'ai donc pris un spray nasal, quatre-cinq jours avant le match.

 

Il ne s'agit donc pas d'une infiltration dans les articulations comme pour votre coéquipier Dan Carter ?

En six ans passés ici au Racing, je n'ai bénéficié d'aucune infiltration. Ma philosophie n'a jamais varié : si tu as mal, soit tu serres les ...

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