Affaire de corruption fin 2013-Davutoglu parle de "tentative de putsch"

le
0

ANKARA, 6 janvier (Reuters) - Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a estimé mardi que les accusations de corruption lancées voici un peu plus d'un an à l'encontre de quatre anciens ministres participaient d'une "tentative de coup de force", et il a démenti qu'Ankara ait fait pression sur une commission parlementaire pour qu'ils ne soient pas jugés. Il s'inscrit là dans la ligne du président Recep Tayyip Erdogan, pour qui cette affaire, qui a éclaté en décembre 2013, équivalait à une tentative de renversement du gouvernement ourdie par certains ennemis du pouvoir. La commission parlementaire en question, dominée par des élus du parti AKP au pouvoir, a décidé lundi de ne pas renvoyer les quatre ex-ministres devant la justice, ce qui a provoqué un tollé dans les rangs de l'opposition, pour laquelle il s'agit d'une tentative d'étouffer la plus grosse affaire de corruption qu'ait connue le pays. S'exprimant devant la réunion hebdomadaire des parlementaires de l'AKP, Davutoglu a estimé qu'il serait contraire à la loi que le gouvernement impose une décision à la commission. La commission parlementaire a été mise sur pied en mai dernier pour décider d'une éventuelle levée de l'immunité des anciens ministres. Les neuf députés AKP qui y siègent ont voté contre une telle levée de l'immunité, tandis que les cinq membres de l'opposition qui en sont membres ont voté pour. Une décision finale doit être prise en séance plénière du parlement, où l'AKP est nettement majoritaire. (Gülsen Solaker; Eric Faye pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant