Affaire de chemise arrachée à Air France : la non-preuve par l'image

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Affaire de chemise arrachée à Air France : la non-preuve par l'image
Affaire de chemise arrachée à Air France : la non-preuve par l'image

Mais qui a arraché la chemise des deux DRH d'Air France le 5 octobre 2015 à Roissy ? Au terme de la première journée du procès des quinze salariés de la compagnie, jugés depuis hier à Bobigny (Seine-Saint-Denis) dans cette affaire symbole des impasses du dialogue social, force est de constater qu'il manque une réponse à cette question. Pour ces débordements dont les images ont fait le tour du monde et dont nul ne conteste la réalité, cinq anciens employés au fret cargo et à la maintenance, tous licenciés depuis pour faute lourde, sont renvoyés pour « violences volontaires en réunion ». A trois d'entre eux sont plus spécifiquement reprochés les faits concernant les deux cadres, Xavier Broseta et Pierre Plissonnier.

 

Par petits groupes, dans une ambiance électrique, DRH victimes et agresseurs présumés ont été convoqués à la barre. Les premiers admettent qu'ils n'ont pas pu identifier qui, dans la foule hostile de manifestants, leur a porté des coups et déchiré leurs vêtements. Ils expliquent combien ces images d'eux débraillés, torse nu, les ont humiliés. « Le fait qu'elles aient circulé dans le monde entier, c'est presque cela qui a été le plus dur à supporter », explique Xavier Broseta, qui admet ne pas s'être senti « menacé physiquement » tant il se préoccupait de l'impact « négatif pour la compagnie ». « C'était une forme de lynchage, assène Pierre Plissonnier. On a le sentiment de sauver sa peau, mais également d'injustice. Mon image a été dégradée, celles d'Air France et de la France aussi. »

 

« Montrez-moi une seule image où je frappe M. Plissonnier ! » rétorque l'un des prévenus. Le tribunal extirpe du dossier la photo d'une capture d'écran où on l'aperçoit tendre la main vers ce dernier. Il proteste : « Ma main va dans sa direction, oui, mais il n'y a aucune agressivité de ma part. Dans un mouvement de foule, ça bouge ! » Le procureur ironise : « Alors ...

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