Affaire Bygmalion : une double comptabilité pour cacher les frais réels ?

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Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy en juillet 2013
Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy en juillet 2013

Il y a eu deux facturations. Selon le Journal du dimanche, qui recueille le témoignage d'un cadre de Bygmalion, au centre de l'affaire, l'entreprise de conseil aurait facturé non pas 5 millions d'euros, mais 19 millions d'euros à l'UMP."On n'a facturé qu'environ 5 millions d'euros et le surplus de 14 millions a été facturé à l'UMP, via notamment des factures fictives. Sur ces 14 millions, une petite part pouvait légalement être prise en charge par le parti, donc grosso modo le dépassement des comptes de campagne est de l'ordre de 11 millions d'euros", affirme un cadre de Bygmalion au JDD. S'il désire rester anonyme, ce cadre ajoute qu'il répétera ces informations à la justice."Il fallait le top, donc le plus cher"Les proches de l'ancien président s'étonnent de tels chiffres auprès de l'hebdomadaire dominical. Pour d'autres, Jérôme Lavrilleux, bras droit de Jean-François Copé et directeur adjoint de la campagne présidentielle, "n'a mécaniquement pas pu opérer seul". "C'est vrai que Lavrilleux était notre interlocuteur principal, même si ce n'était pas le seul", indique le témoin de Bygmalion. Au cours de la campagne de 2012, la filiale de l'entreprise de conseil, Event & Cie, prend peu à peu en charge tous les meetings de la campagne de Nicolas Sarkozy. Avec des coûts élevés. "Il fallait souvent le top, donc le plus cher". "Début avril, la facture réelle était déjà très lourde". Bygmalion tire la sonnette d'alarme."Le but...

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