Affaire Bygmalion-UMP : le parquet de Paris ouvre une information judiciaire

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Affaire Bygmalion-UMP : le parquet de Paris ouvre une information judiciaire
Affaire Bygmalion-UMP : le parquet de Paris ouvre une information judiciaire

L'affaire Bygmalion est maintenant entre les mains des juges. Ce vendredi, le parquet de Paris a requis l'ouverture d'une information judiciaire contre X pour «faux et usage de faux», «abus de confiance», «tentative d'escroquerie» et «complicité et recel de ces délits», selon un communiqué du procureur de la République de Paris, François Molins. Trois juges financiers ont été désignés. Parmi eux, Serge Tournaire et Renaud van Ruymbeke. 

L'enquête préliminaire ouverte le 5 mars  suite à des révélations dans la presse s'est orientée vers des soupçons de financement illicite par l'UMP de la campagne présidentielle de 2012 de Nicolas Sarkozy.

Les juges vont enquêter sur l'année 2012

L'investigation des trois juges va porter sur cette fameuse année 2012. Les dernières factures réglées par l'UMP à la filiale de Bygmalion l'avaient été en novembre de cette année, avait expliqué un cadre de la société.

Dans le cadre de cette information judiciaire, les faits présumés de «faux et usage de faux» concernent les factures émises par Event & Co, la filiale événementielle de Bygmalion. Fin mai, l'avocat de la société et Jérôme Lavrilleux, l'ancien directeur adjoint de la campagne de 2012, avaient avoué que des fausses factures avaient été payées par l'UMP à Bygmalion afin de maquiller les dépenses de campagne du candidat Sarkozy, qui avaient atteint un plafond.

Le chef d'«abus de confiance» concernerait lui le possible détournement de fonds au préjudice de l'UMP.

Quant à la «tentative d'escroquerie», elle vise le fait que les dépenses engagées lors de la campagne de 2012, auraient été volontairement minorées afin de présenter des comptes susceptibles d'être validés par la commission nationale des comptes de campagne, puis par le Conseil constitutionnel. Or, pour d'autres raisons, ces comptes n'ont finalement pas été validés. Ce qui explique le chef de «tentative d'escroquerie» ...

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