Affaire Bygmalion : renvoyé devant les tribunaux, Nicolas Sarkozy va faire appel

le , mis à jour à 15:22
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Affaire Bygmalion : renvoyé devant les tribunaux, Nicolas Sarkozy va faire appel
Affaire Bygmalion : renvoyé devant les tribunaux, Nicolas Sarkozy va faire appel

Après Jacques Chirac, condamné en 2011 à deux ans de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, c'est la deuxième fois qu'un ancien chef de l'Etat est renvoyé en procès sous la Ve République. Le juge Serge Tournaire a ordonné mardi le renvoi en procès de Nicolas Sarkozy, dont l'un des deux avocats a rapidement annoncé qu'il allait faire appel, et de treize autres protagonistes dans l'enquête sur ses dépenses de campagne lors de la présidentielle de 2012 et les fausses factures de la société Bygmalion. 

 

Lire. Comprendre l'affaire Bygmalion en cinq points

 

L'ancien chef de l'Etat a été renvoyé en procès pour financement illégal de campagne électorale, le juge lui reprochant d'avoir dépassé sciemment le plafond des dépenses électorales, alors fixé à 22,5 millions d'euros. C'est «le magistrat instructeur premier saisi» du dossier, Serge Tournaire, qui a, «le 3 février 2017, ordonné le renvoi devant le tribunal correctionnel», indique une source judiciaire. L'autre juge saisi, Renaud van Ruymbeke, n'a pas signé cette ordonnance, un élément mis en avant par l'avocat de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog, qui y voit le signe d'un «désaccord manifeste» entre les deux juges et en déduit «l'inanité de cette décision». 

 

Enquête sur un vaste système de fausses factures

 

L'enquête, ouverte en 2014, a porté sur un vaste système de fausses factures destiné à dissimuler le dépassement du plafond des dépenses autorisées. Outre Nicolas Sarkozy, le juge a ordonné le renvoi en procès de treize autres protagonistes, parmi lesquels d'anciens cadres de l'ex-UMP, comme Eric Cesari, des responsables de la campagne présidentielle, son directeur Guillaume Lambert ou encore Jérôme Lavrilleux, et les responsables de la société de communication Bygmalion, dont la filiale Event and Cie organisait les meetings de la campagne sarkozyste.

 

Tous sont soupçonnés ...

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