Affaire Bygmalion : les amères confidences de Lavrilleux

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Affaire Bygmalion : les amères confidences de Lavrilleux
Affaire Bygmalion : les amères confidences de Lavrilleux

« Regardez, c'est ma lecture du moment », s'amuse Jérôme Lavrilleux en brandissant « le Bouc émissaire ». Livre de circonstance à ses yeux, signé du grand théoricien de la violence René Girard. « C'est un eurodéputé socialiste qui me l'a offert récemment. Comme quoi, personne n'est dupe... » renchérit celui qui ne cesse de se victimiser dans l'affaire Bygmalion, après avoir avoué fin mai l'existence d'un système de fausses factures pendant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012.

Moins d'une semaine après avoir « pris congé de l'UMP », pour contourner la procédure d'exclusion lancée contre lui, l'ancien bras droit de Jean-François Copé, aujourd'hui parlementaire européen, n'en a pas pour autant terminé avec les instances de son parti. Le 4 novembre, le bureau politique instruira malgré tout son cas en bonne et due forme. Mais il a déjà trouvé la parade : « S'ils poursuivent la procédure d'exclusion, j'irai direct déposer une plainte à la Cnil (NDLR : la Commission nationale de l'informatique et des libertés), menace-t-il dans le train qui l'emmène en session à Strasbourg. Je n'ai pas renouvelé mon adhésion, donc je n'ai plus à être encore dans leur fichier. » Jusqu'au bout, Jérôme Lavrilleux jouera donc avec les nerfs d'une UMP dont il n'épargne personne. A l'exception de son mentor Jean-François Copé, « qui n'était au courant de rien », réaffirme-t-il, et de Nicolas Sarkozy qu'il soutient même pour la présidence du parti. « Mais je ne suis pas sûr de lui rendre service en disant ça... » admet-il, sourire en coin. Quoi qu'il en soit, « cette affaire va durer de longues années », prévoit-il.

« Je vais être mis en examen. C'est inéluctable »

C'est que Lavrilleux n'a pas changé malgré les épreuves. Toujours ce même cynisme et cette indéfectible volonté de rendre systématiquement coup pour coup. « Les choses sont simples dans une pareille situation : ...

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