Affaire Bygmalion : "Et le meilleur reste à venir?"

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Le fameux système de fausses factures aurait été mis en place par Bygmalion dès janvier 2012.
Le fameux système de fausses factures aurait été mis en place par Bygmalion dès janvier 2012.

L'affaire Bygmalion entre dans une nouvelle phase. La version des dirigeants de la petite boîte de com alors dirigée par Bastien Millot et Guy Alves, qui affirmaient avoir été contraints d'éditer pour plus de 18 millions d'euros de fausses factures pour financer le surplus de dépenses du candidat Sarkozy à la présidentielle, se fragilise. « On est dans le cadre d'un financement illicite de campagne : il n'y a pas eu d'enrichissement personnel ni de rétrocommission », rappelait encore la semaine passée Me Maisonneuve, l'avocat de Bygmalion.

Pas si simple. Comment expliquer en effet, comme Le Point l'avait révélé, qu'en 2012, la société Bygmalion affichait un déficit d'un million d'euros, alors qu'elle avait empoché cette même année plus de 22 millions de la part de l'UMP ? Des documents financiers en cours d'examen pourraient raviver le scénario de l'escroquerie. Début juillet, Guillaume Lambert a en effet réclamé une expertise de l'ensemble des factures des sous-traitants ayant été rémunérés par Bygmalion avec l'argent de l'UMP. Le préfet, qui pilotait l'organisation de la campagne présidentielle de Sarkozy en 2012, veut savoir si les Copé boys se sont enrichis sur le dos du parti. Les juges ont fait droit à la demande et commis début août un expert-comptable.

Des fausses factures avant la campagne

En cause, un certain nombre d'irrégularités. Le préfet...

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