Affaire Bygmalion : derrière le cas Sarkozy, deux juges fâchés

le , mis à jour à 15:46
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Affaire Bygmalion : derrière le cas Sarkozy, deux juges fâchés
Affaire Bygmalion : derrière le cas Sarkozy, deux juges fâchés

Les dissensions entre les deux juges les plus réputés du pôle financier portent désormais un nom : Nicolas Sarkozy. Le juge Renaud Van Ruymbeke a refusé de poser sa signature en bas de l'ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel (ORTC) rédigée par son collègue Serge Tournaire, premier magistrat instructeur dans cette affaire. Ce qui fragilise considérablement le dossier. Certes, la décision du premier juge désigné prime sur celle du second. Mais le désaccord fait tache car il permet à Nicolas Sarkozy d'effectuer un recours devant la chambre d'instruction. Ce qui, au minimum, va retarder la date du procès.

 

Ils évitent même de se croiser

 

RVR, surnom du juge non signataire, considère que les faits relatifs à Nicolas Sarkozy ne sont pas constitués. Il y a un an, déjà, en février 2016, un premier avertissement avait eu lieu lors de la mise en examen de l'ex-chef d'Etat. Là encore, seul Serge Tournaire avait signé. A l'époque, Roger Le Loire, doyen des juges d'instruction du pôle financier, désigné pour faire le lien entre ses deux collègues fâchés depuis plusieurs mois, s'était aussi abstenu. Depuis, Roger Le Loire s'est retiré du dossier, par déontologie, au motif qu'il voulait pouvoir voter à la primaire de la droite...

 

En réalité, tout sépare les juges Tournaire et Van Ruymbeke qui évitent de se croiser même si leurs cabinets se situent tous les deux au troisième étage du pôle financier. Le bureau du premier, sobre et exigu, donne sur une cour, celui du second, plus spacieux, s'ouvre sur la rue. Leurs méthodes sont tout aussi différentes. Musclées pour Tournaire, l'ancien magistrat de la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille (Jirs), habituée à la grande criminalité. Plus souples pour RVR, coutumier des affaires politico-financières et mis en cause en 1979 par Robert Boulin dans une lettre posthume. Tournaire a recours aux écoutes téléphoniques, à la garde à ...

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  • rodde12 il y a 10 mois

    Courage, grâce à la sélection opérée à l'entrée de l'école de la magistrature, il n'y aura plus de problèmes gauche droite tout sera rose. Quand je pense qu'ils prétendent juger au nom du peuple français.