Affaire BNP-Paribas : son directeur général annonce une «lourde» sanction

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Affaire BNP-Paribas : son directeur général annonce une «lourde» sanction
Affaire BNP-Paribas : son directeur général annonce une «lourde» sanction

Oui, BNP-Paribas a fauté. Oui, elle sera sanctionnée. «Lourdement», précise même son directeur général. Alors que le sort de la première banque française sera connu lundi soir, Jean-Laurent Bonafé reconnaît, dans un courrier interne envoyé vendredi et révélé par iTélé, la part de responsabilité de l'établissement. 

«Je veux le dire clairement : nous serons sanctionnés lourdement. Parce que des dysfonctionnements sont intervenus et que des erreurs ont été commises», écrit-il, selon les extraits publiés par la chaîne d'info. «Mais cette difficulté que nous traversons ne devra pas pour autant impacter notre feuille de route ».

Pour avoir autorisé des transactions en dollars? entre 2002 et 2009? avec des pays sous embargo américain (Soudan, Cuba, Iran), BNP Paribas devrait s'acquitter d'une amende entre 6 et 9 Mds $ (4,5 à 6,8 milliards d'euros) et reconnaître officiellement sa culpabilité. Un geste exceptionnel de la part d'un établissement financier.

C'est lundi soir, après la clôture de Wall Street, que les détails de l'accord permettant à BNP d'échapper à des poursuites judiciaires aux Etats-Unis, seront connus. Le groupe devrait se voir imposer une suspension partielle de ses opérations de compensation en dollars, qui pourrait aller jusqu'à 12 mois. Des bureaux situés à Paris, Genève et Singapour seraient interdits de toute transaction en dollars pendant cette période.

«Tourner la page»

L'interdiction ne sera toutefois pas appliquée immédiatement, les autorités américaines ayant accepté de laisser un délai à BNP Paribas pour qu'elle trouve une solution de remplacement, à savoir une banque qui accepte de compenser les paiements en dollars à sa place.

A la demande des autorités américaines, BNP Paribas a dû rompre ses liens avec une douzaine d'employés, dont deux responsables de haut rang, notamment George Chodron de Courcel, 64 ans, directeur général délégué. Mais aucun de ...

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  • M8614773 le dimanche 29 juin 2014 à 01:01

    le cirque sarkholland de retour,vraiment une honte d'etre representé par de telles larves !

  • passamo2 le samedi 28 juin 2014 à 22:27

    Si DE Gaulle, verrait ce qu'il se passe, avec les USA, et la GB....Et dire qu'au vu de la "magouille américaine",déjà à l'époque...il avait proposé,comme seule monnaie,pour les échanges inernationaux...l'OR. Il doit se retourner dans sa tombe!

  • r.espic le samedi 28 juin 2014 à 19:42

    Les Chinois et les indiens achètent leurs pétroles au Soudan, à l'Iran en dollars. Mais, dans ce cas, l'empire ne dit rien.

  • r.espic le samedi 28 juin 2014 à 19:41

    Dommage que la France soit dirigée par des affreux tels qu'Hollande et Sarkozy. De Gaulle manque à la France.

  • r.espic le samedi 28 juin 2014 à 19:38

    Les USA sont un pays à risques. Nous conseillons à BNP d'investir dans les BRICS et de traiter les affaires en yuan, yen, rouble euro, etc.... et de boycotte le dollar.

  • frk987 le samedi 28 juin 2014 à 18:31

    certainement idem12, mais vu l'état de délabrement de l'ue....les ricains peuvent dormir tranquilles.

  • idem12 le samedi 28 juin 2014 à 18:08

    le jour où le dollar ne sera plus une monnaie de référence mondiale nous aurons fait un grand pas en avant