Affaire Bigard : «Charasse avait la réputation de s'occuper des gens connus»

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Affaire Bigard : «Charasse avait la réputation de s'occuper des gens connus»
Affaire Bigard : «Charasse avait la réputation de s'occuper des gens connus»

Alors que la crise des finances publiques a contraint les gouvernements successifs à alourdir les impôts de nombreux Français, les déclarations de Jean-Marie Bigard sur les largesses fiscales dont il aurait bénéficié font mauvais effet. 

Dans une interview diffusée jeudi sur France Info, le célèbre humoriste affirme que Michel Charasse, ancien ministre du Budget des gouvernements Rocard, Cresson et Bérégovoy, pouvait régler un «problème d'impôt» en échange de spectacles donnés au profit du parti socialiste. Ce qu'a démenti Michel Charasse le même jour sur France Info.

Soupçons de passe-droit pour les stars du show biz

«"Charasse était plutôt assez sympa avec les artistes. Il disait, si vous avez un problème d'impôt : Vous pouvez jouer au truc socialiste ?' Et puis il prenait la feuille et la déchirait», raconte Bigard. Ce qui, si les faits sont avérés, pourrait valoir quelques ennuis à l'ancien ministre, nommé en 2010 au Conseil constitutionnel. Certes,ce type de pratiques «n'existe plus», tempère Jean-Marie Bigard mais il ravive le soupçon autour de ces passe-droits réservés aux stars du show biz ou du sport souvent en délicatesse avec le fisc comme en témoignent les démêlées de Charles Aznavour, Polnareff, Johnny Halliday ou plus récemment, Florent Pagny.

Qu'un ministre déchire une feuille d'impôt, l'épisode laisse sceptique les locataires de Bercy, siège du ministère des Finances. «Cela me semble peu crédible», affirme au parisien.fr François d'Aubert, nommé au Budget trois ans après Charasse dans le premier gouvernement d'Alain Juppé en 1995. Il se souvient néanmoins que, arrangeant, l'ancien sénateur du Puy-de-Dôme avait «la réputation de beaucoup s'occuper des dossiers des gens connus.» 

«Lorsque j'étais à Bercy, je n'ai jamais reçu personnellement un contribuable mécontent et je n'ai jamais donné aucune instruction», poursuit François d'Aubert qui s'est beaucoup ...

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  • fgino le vendredi 2 mai 2014 à 12:23

    mais oui au temps du "papier", ya 30 ans, tout était possible, les amendes passaient au panier, un avis sur une déclaration d'impôts ça passait, un CV avec avis favorable du patron et hop ... maintenant avec l'informatique ce n'est plus possible... il faudrait rentrer dans le programme !

  • lorant21 le vendredi 2 mai 2014 à 09:34

    Ce n'était pas quelqu'un d'honnête (devrait-on dire rigoureux?)? Oui, mais rigolo quand même. Une figure! Un type qui croyait qu'un élu pouvait tout se permettre, c'est sur!

  • md24750 le vendredi 2 mai 2014 à 05:39

    Pas étonnant de la part du ROI DES CUMULARDS (je parle du charasse)

  • M3366730 le jeudi 1 mai 2014 à 21:12

    Ah, PSDI détient encore la vérité, nous verrons si un journaliste ou un magistrat fait des recherches ce qu'il en est.Quand à Charasse, ce n'est pas quelqu'un d'honnête, alors !

  • finkbro1 le jeudi 1 mai 2014 à 19:35

    on entend plus parler du différent entre bercy et noha ....

  • janaliz le jeudi 1 mai 2014 à 18:56

    La république irréprochable de moi je....

  • ceriz le jeudi 1 mai 2014 à 18:43

    fumée sans feu?????? euh.........des doutes subsistent quant à l'intégrité morale et éthique des politicards véreux......... ils n'ont aucune morale ......

  • psdi le jeudi 1 mai 2014 à 18:41

    Je pense que cela n'a ni queue ni tête.

  • M4426670 le jeudi 1 mai 2014 à 18:25

    Avec ce que l'on sait aujourd'hui, cela n'est pas étonnant! C'est leur mode de fonctionnement habituel!

  • ceriz le jeudi 1 mai 2014 à 18:15

    passe droit , combine, avantages, mensonges, traitrise, tous les vices de la terre rassemblés chez nos élus et politiques : ils sont tous pareils!!!!!!!!!!!!