Aéroports-Le prix de Toulouse valorise Lyon et Nice E1-1,6md

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* Première privatisation d'aéroport régional au prix fort-Analyste * Le montant obtenu valorise Toulouse 18 fois son Ebitda 2013 * Le consortium a proposé de revendre jusqu'à 30% de sa part-source * L'entrée d'autres investisseurs n'est "pas sur la table"-Macron par Gilles Guillaume et Cyril Altmeyer PARIS, 5 décembre (Reuters) - Le montant que l'Etat a obtenu pour la privatisation partielle de l'aéroport de Toulouse lui permet d'espérer céder l'an prochain des participations dans ceux de Nice et de Lyon au prix fort, estiment vendredi des analystes. Malgré l'opposition locale, le ministère de l'Economie a annoncé jeudi soir avoir choisi le consortium chinois Symbiose comme futur acquéreur d'une participation de 49,9% dans l'aéroport toulousain, quatrième aéroport régional français, pour 308 millions d'euros. ID:nL6N0TO4NC ID:nL6N0TP1L5 Ce prix, ajouté à une dette d'une centaine de millions d'euros, donne pour la plate-forme de Toulouse une valeur d'entreprise d'environ 716 millions d'euros, soit 18 fois l'Ebitda (Excédent brut d'exploitation) 2013 qui s'est monté à environ 39 millions d'euros. "C'est beaucoup", commente un analyste du secteur. "Surtout si l'on compare aux neuf fois l'Ebitda de valorisation d'ADP ADP.PA . En extrapolant ce ratio de 18 aux aéroports de Nice et de Lyon, les deux prochains sur la liste des privatisations partielles, on obtient des valeurs d'entreprise comprises entre près d'un milliard d'euros et plus de 1,6 milliard d'euros, selon les calculs de Reuters. "Cette décision montre également que le gouvernement français est bien décidé à maximiser le prix de cession des actifs publics, sans faire de cadeau aux candidats locaux", souligne Grégoire Thibault, analyste BTP et Concessions chez Natixis, dans une note de recherche. Le groupe Aéroport Nice Côte d'Azur - qui comprend l'aéroport de Nice, première plate-forme régionale de France par le trafic passagers, mais également l'aéroport de Saint-Tropez - a dégagé l'an dernier un Ebitda de 91,8 millions d'euros. L'aéroport de Lyon, qui vient en deuxième position par le trafic, a affiché lui un Ebitda de 51,4 millions d'euros. Outre les deux plates-formes régionales, le prix obtenu pour Toulouse constitue aussi une bonne nouvelle pour l'Etat en cas de désengagement du capital d'Aéroports de Paris ADP.PA , dont il détient encore 50,6%, mais une privatisation de l'opérateur des aéroports de Roissy et Orly n'est pas à l'ordre du jour. LES CHINOIS PRETS A EMBARQUER D'AUTRES INVESTISSEURS Les trois autres candidats à la privatisation de Toulouse étaient, selon des sources proches du dossier, ADP allié à l'assureur Predica, le groupe de BTP et de concessions Vinci SGEF.PA associé à la Caisse des dépôts et à , et le fonds d'investissements Cube Infrastructure. Martin Malvy, président de la Région Midi Pyrénées, a réaffirmé jeudi souhaiter que la puissance publique demeure majoritaire dans le capital de l'aéroport. L'aéroport toulousain reste en tout état de cause géré dans le cadre d'une concession dont l'Etat est le concédant et seul le capital de la société concessionnaire, chargée de l'exploitation, est ouvert, rappelle le ministère. Bercy a bien précisé que l'Etat n'avait pas actuellement l'intention d'exercer son option de vente de sa participation résiduelle de 10,01%. Le consortium chinois a de son côté proposé de revendre jusqu'à 30% de sa participation à un investisseur français, soit environ 15% du capital de la société concessionnaire de l'aéroport, a déclaré une source proche du dossier. "La Caisse des dépôts faisait partie d'un des consortiums qui était candidats. Les investisseurs chinois ont marqué leur ouverture dans les échanges qu'ils ont pu avoir pour redonner une place à certains investisseurs industriels, éventuellement publics, français", a indiqué de son côté à la presse le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, en marge du congrès de l'Union nationale des professions libérales. "Ça n'est pas aujourd'hui sur la table." Crédit Agricole Predica n'a pas souhaité faire de commentaire sur un éventuel intérêt, tout comme Vinci, habitué à détenir le contrôle opérationnel des plates-formes où il investit. De leur côté, EDF Invest EDF.PA et la Caisse des dépôts n'étaient pas immédiatement disponibles. (Avec Yann Leguernigou, édité par Jean-Michel Bélot)


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