Aéroport de Lyon-Les collectivités s'estiment lésées

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    LYON, 12 juillet (Reuters) - Les représentants des 
collectivités locales ne décolèrent pas depuis qu'ils ont appris 
qu'ils ne seraient finalement pas consultés sur le choix des 
derniers candidats en lice pour l'achat de l'aéroport de 
Lyon-Saint-Exupéry.  
    Elles ont appris par l'intermédiaire de l'Agence des 
participations de l'Etat (APE) que deux candidats avaient été 
retenus pour le sprint final, à savoir le Français 
Vinci-Airport, associé à la Caisse des dépôts (CDC) et à 
Predica, et l'Australien Macquarie associé à la famille Peugeot. 
    Une réunion des actionnaires minoritaires (Chambre de 
commerce et d'industrie, Métropole de Lyon, Région 
Auvergne-Rhône-Alpes et Conseil départemental du Rhône) était 
prévue mercredi pour faire le point sur les offres fermes des 
candidats à la reprise. 
    "Saint-Exupéry, deuxième aéroport en région, mais également 
les habitants et les entreprises de la région méritaient mieux 
de la part de l'Etat seul décisionnaire, qui, une fois encore, 
vu de Paris, veut imposer sa vision aux territoires", déplore 
mardi dans un communiqué le président (Les Républicains) de la 
région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez. 
    Il annonce en conséquence qu'il ne participera pas mercredi  
"à cette dernière consultation, laissant la place aux acteurs de 
cette mascarade". 
    Même réaction du département du Rhône, dont le président LR, 
Christophe Guilloteau, qui dénonce « des changements de règle du 
jeu de dernière minute à la demande d'Emmanuel Macron » et 
annonce son souhait « de ne plus participer aux travaux de la 
commission d'attribution". 
    "Les conditions de transparence et d'égalité pour l'ensemble 
des candidats ne sont plus réunies", dit-il dans un communiqué.  
    Le président de la CCI, Emmanuel Imberton, a également 
prévenu Bercy qu'il ne participerait à la procédure 
d'attribution si la consultation des collectivités était 
effectivement court-circuitée. 
    Le président socialiste de la Métropole de Lyon, Gérard 
Collomb, proche d'Emmanuel Macron, a fait savoir que sa 
principale préoccupation était d'éviter la cession de l'aéroport 
lyonnais à un fonds de pension qui mettrait en péril l'avenir de 
l'infrastructure. 
    "Nous sommes dans le dernier tour d'offres avec un contrôle 
sur les prix (...), et tout cela sera mené à bien", a déclaré 
mardi le ministre de l'Economie lors des questions au 
gouvernement au Sénat. 
 
 (Catherine Lagrange, édité par Sophie Louet) 
 

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  • janaliz il y a 7 mois

    Il semblerait que la macronite ait du plomb dans l'aile... Ce qui m'est agréable...

  • nayara10 il y a 7 mois

    La corruption à tous les niveaux ,pourvu que le peuple souffre ...