Aérien-Pétrole bas et demande élevée vont doper les profits-Iata

le , mis à jour à 15:52
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    GENEVE, 10 décembre (Reuters) - La faiblesse des prix du 
kérosène et la vigueur de la demande en dépit des craintes liées 
à la sécurité vont de nouveau soutenir la croissance des 
bénéfices des compagnies aériennes en 2016, a déclaré jeudi 
l'Association internationale du transport aérien (Iata).  
    L'organisation, qui regroupe près de 260 compagnies du monde 
entier représentant 83% du trafic aérien mondial, table pour le 
secteur sur un bénéfice net cumulé record de 36,3 milliards de 
dollars (33,1 milliards d'euros) l'an prochain après celui de 33 
milliards attendu cette année.  
    Les compagnies d'Amérique du Nord devraient à elles seules 
engranger plus de la moitié de ces profits.  
    La prévision 2015 de l'Iata a été relevée de plus de 12% par 
rapport à celle de 29,3 milliards de dollars évoquée jusqu'à 
présent.  
    "Le secteur du transport aérien a amélioré sa rentabilité 
pour l'amener à un niveau ordinaire, mais pas extraordinaire", a 
déclaré à la presse le directeur général de l'organisation, Tony 
Tyler, à Genève, en précisant que les prévisions correspondaient 
à des taux de rentabilité nette de 4,6% et 5,1% respectivement 
pour cette année et la prochaine.  
    En 2016 comme en 2015, le retour sur capitaux employés du 
secteur devrait dépasser pour la première fois le coût du 
capital, un attrait supplémentaire aux yeux des investisseurs.  
    "C'est un niveau de rentabilité que tous les autres secteurs 
considèrent comme normal", a expliqué l'économiste en chef de 
l'Iata, Brian Pearce.  
    Evoquant l'impact des préoccupations liées à la sécurité 
après les attaques des derniers mois, de Sousse, en Tunisie, en 
juin, à Paris en novembre, Tony Tyler a précisé que les cours de 
Bourse du transport aérien avaient chuté de 6% le mois dernier 
en partie en raison du contexte sécuritaire. 
    L'impact des attentats de Paris devrait se faire sentir 
pendant six à neuf mois, a-t-il dit, ajoutant les gens 
n'allaient pas arrêter de voyager mais changer de destinations.  
    "D'autres expériences nous ont montré qu'il ne faut pas 
longtemps pour que les gens oublient leurs craintes et 
retournent dans les endroits qui ont souffert ces outrages", 
a-t-il dit. 
       
 
 (Victoria Bryan; Marc Angrand pour le service français, édité 
par Wilfrid Exbrayat) 
 

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