Adrien Rabiot, pour l'exemple ?

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Adrien Rabiot, pour l'exemple ?
Adrien Rabiot, pour l'exemple ?

Un an après, l'histoire se répète : meilleur espoir du club parisien, Adrien Rabiot souhaite partir pour avoir un meilleur statut et une vraie reconnaissance. Céder ou se montrer ferme ? La direction du PSG pourrait jouer une partie de sa crédibilité dans la gestion de son jeune milieu de terrain.

"Adrien aime le PSG, il est attaché au PSG, c'est son club de cœur. Il aimerait y faire carrière, mais ce n'est pas possible. Il lui faudrait 35 matchs pleins par saison pour poursuivre sa progression, Adrien ne les aura pas la saison prochaine. Comme il ne peut pas se faire sa place, il est préférable qu'il parte." Il y a quelques jours, Véronique Rabiot a jeté un nouveau pavé dans la mare médiatique. Alors que la relation entre le prometteur milieu parisien et son club semblait apaisée depuis sa prolongation de contrat en novembre, l'incident de la finale de Coupe de France, quand Rabiot a manqué le départ du bus parisien, a ravivé une tension latente.

Un statut particulier


Aujourd'hui, le divorce est consommé selon la mère et conseillère du milieu de terrain, mais le club de la capitale n'est pas forcément du même avis. Fin 2014, au moment de l'extension du contrat du natif du Val-de-Marne, Nasser Al-Khelaïfi avait parlé de "l'une des signatures les plus importantes pour l'avenir du club". À 250 000 euros brut mensuels et une prime de quatre millions, on peut en effet penser que Paris tient à son jeunot qui a l'avantage non négligeable d'être considéré par l'UEFA comme "formé au club", et donc indispensable pour les listes Ligue des champions. "Il a été bonifié dans le club par son statut de joueur formé localement" estime à ce titre Guy Roux. Pour l'ancien entraîneur auxerrois, "son niveau de jeu est une raison de plus pour le garder", car l'ancien de Manchester City - où il a passé six mois quand il avait treize ans - est aujourd'hui le seul jeune Parisien apte à évoluer en équipe première.

Mais pour Pierre Dréossi, ancien directeur sportif du Stade rennais, le cas Rabiot dépasse la question d'un quota pour la C1 - où, certes, "Rabiot est précieux", mais concerne le besoin de "tout club de très haut niveau d'avoir des joueurs du cru pour porter l'identité et les valeurs du club". Dans ce domaine, l'ancien dirigeant rennais estime que le FC Barcelone est l'exemple le plus poussé, et que même des équipes comme le Real Madrid ou le Bayern Munich essaient d'avoir régulièrement ce type de joueurs porte-drapeau. À Paris, le jeune gaucher est le seul élément capable d'ici quelques saisons d'assumer ce statut si particulier. Reste à savoir si le PSG parviendra ou…




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