Adrien Planté : " Avec Carter, une finale de Coupe du monde à tous les matchs "

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Adrien Planté : " Avec Carter, une finale de Coupe du monde à tous les matchs "
Adrien Planté : " Avec Carter, une finale de Coupe du monde à tous les matchs "
Adrien Planté (29 ans) a déjà côtoyé son futur coéquipier Dan Carter sous les couleurs de Perpignan en 2008-2009. L'ailier du Racing se réjouit de la venue de l'ouvreur néo-zélandais et révèle ce qui l'avait marqué à l'époque chez le n°10 des All Blacks.

Adrien Planté, qu'est ce qui vous a le plus marqué chez Dan Carter lorsque vous l'avez côtoyé à Perpignan ?
Il avait beau être le numéro 10 des All Blacks, avoir dix années de carrière avec eux et être le meilleur joueur du monde, ce qui m'a marqué chez lui, c'est sa simplicité, sa vision du rugby, sa culture néo-zélandaise. Tout cela fait que, c'est certain, il sera un vrai plus pour le Racing. Il dégage une aura assez incroyable. Quand il va prendre la parole, tout le monde va absorber ses propos. Dan Carter, ça parle à toute la planète. Forcément il va dégager quelque chose de fort pour l'équipe. A Perpignan, il nous avait énormément apporté.

Les entraînements étaient-ils différents en sa présence ?
Il est Néo-Zélandais. Dans leur culture, ils ont l'habitude de faire plein de petits jeux après les entraînements. Dan restait une heure de plus après chaque entraînement et c'est ce qui nous avait marqués à l'époque. D'habitude, à Perpignan, personne ne faisait du rab. Et quand il était là, tout le monde était derrière lui en train de taper le ballon.

Et pendant le match, l'atmosphère était-elle différente ?
Il n'avait fait que cinq matchs avec nous mais il apporte tellement que, lorsque vous jouez avec lui, vous avez l'impression de disputer une finale de Coupe du monde à tous les matchs. L'équipe est vraiment davantage concentrée. Après sa blessure (ndlr : rupture du tendon d'Achille), il participait de nouveau aux entraînements et il nous avait accompagnés jusqu'à la finale (du Top 14, remportée contre Clermont). Il n'a pas fait juste cinq matchs puis est reparti... On l'a quand même bien côtoyé.

« C'est sûr qu'avec Dan Carter, on affiche un peu plus nos ambitions »

Dan Carter, c'est évidemment une valeur ajoutée à l'effectif. Cela dévoile-t-il les ambitions du club ?
Je pense que, au niveau de l'équipe, on n'est pas mal cette année. Le Racing n'est pas seulement une équipe sur un ou deux ans, il y a un véritable projet. Bientôt on aura le Grand Stade. On a un président qui a envie de se donner les moyens de jouer le haut de tableau et de remporter des titres. C'est sûr qu'avec Dan Carter, on affiche un peu plus nos ambitions.

N'y a-t-il pas un risque d'excès de confiance avant la réception de La Rochelle samedi ?
Je peux vous dire qu'on a été avertis. On a encore dans la tête le match d'Oyonnax (défaite à domicile 21-17). On est conscients de ne pas encore être une très grande équipe car dès qu'on a le minimum de relâchement... on le paie cash. Là, on sort de trois gros matchs (victoire à Castres, nul puis victoire contre les Ospreys). Si on parvient à maintenir cette exigence et ce niveau de jeu, et qu'on fait un gros match, ça passera et peut-être qu'on aura grandi. On sait que les Rochelais vont essayer de prendre le moindre point pour sortir un peu de la zone rouge. On est avertis. Il y a d'anciens joueurs du Racing dans les rangs rochelais. Ils ont de grosses individualités. Si on a la moindre hésitation, le moindre flottement, on risque encore de le payer cash. Il faut apprendre de nos erreurs.

Quel est le plan pour contrôler Sireli Bobo ?
Il va très vite et possède une grosse accélération. On les connaît les joueurs comme ça. Il faut défendre à plusieurs, défendre en équipe. Le Racing, c'est une équipe et il faudra tout faire pour qu'il ait le moins de ballons possible. Ce sera bien... surtout pour nos ailiers.

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