Adresses internet en .vin: la France redemande la suspension du processus d'attribution

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Adresses internet en .vin: la France redemande la suspension du processus d'attribution
Adresses internet en .vin: la France redemande la suspension du processus d'attribution

La France a demandé lundi à l'Icann, régulateur mondial d'internet, de suspendre l'attribution des nouveaux noms de domaine en .vin tant que le contentieux de fond sur les appellations d'origine entre l'Europe et les Etats-Unis n'est pas tranché au niveau d'instances globales.La secrétaire d'Etat chargée du Numérique, Axelle Lemaire, représente la France au sommet international de l'Icann, une société de droit californien sous tutelle américaine mais dont les décisions techniques - principalement l'attribution des noms de domaine internet - s'imposent au niveau mondial.Alors que de nouveaux suffixes - tels .art, .banque ou .berlin - sont actuellement introduits pour côtoyer les classiques .org ou .com, un bras de fer oppose depuis des mois l'Icann à plusieurs pays européens concernant l'attribution du .vin et du .wine. Les vignerons français et européens craignent des tricheries sur les appellations d'origine contrôlée, car les prétendants au rachat de ces noms de domaines n'ont aucun lien avec le vin et ne comptent a priori pas garantir une protection particulière pour les indications géographiques (telles Bordeaux, Champagne, voire même le Napa de Californie). Axelle Lemaire a demandé lundi aux instances dirigeantes de l'Icann de "suspendre" le processus d'attribution du .vin, alors que l'organisation a rejeté en bloc début juin les recours déposés par plusieurs gouvernements de l?Union européenne et par des organisations professionnelles du vin."Jusqu'à présent, les demandes (des pays européens à l'Icann) portaient sur la reconnaissance d'une spécificité des vins d'appellation contrôlée. Mais ce sujet fait déjà depuis des années l'objet d'un contentieux très fort au sein de l'OMC, et plus récemment dans les discussions autour du traité de libre-échange transatlantique (TTIP)", souligne Mme Lemaire à l'AFP.Selon elle, "il ne revient pas à l'Icann, une instance technique, de trancher une ...

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