Adoption définitive de la réforme du Code du travail

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ADOPTION DÉFINITIVE DE LA RÉFORME DU CODE DU TRAVAIL
ADOPTION DÉFINITIVE DE LA RÉFORME DU CODE DU TRAVAIL

PARIS (Reuters) - Le Parlement français a adopté définitivement mercredi le texte mis au point lundi par une commission mixte Assemblée-Sénat qui habilite le gouvernement à modifier par ordonnances le Code du travail, la grande réforme promise par Emmanuel Macron.

Après l'Assemblée mardi, le Sénat a entériné à son tour ce texte. Il est définitivement adopté par le Parlement.

Au Sénat, le groupe du Front de gauche et celui du PS ont voté contre. Tous les autres groupes - Les Républicains, centristes, Le République en marche - ont voté pour ce texte qui a été adopté par 229 voix contre 109.

A l'Assemblée, le texte avait été adopté par 421 voix contre 74. Seuls les groupes de gauche - La France insoumise (LFI), Gauche démocrate et républicaine (GDR, PC) et Nouvelle gauche (ex-PS) - avaient voté contre.

Les députés du groupe LFI (17 députés) et du groupe GDR (16 députés), qui rassemble les communistes, souhaitent déposer un recours devant le Conseil constitutionnel. Des négociations ont été ouvertes avec le groupe NG (31 élus).

Il faut la signature de 60 députés ou de 60 sénateurs pour pouvoir déposer un recours auprès du Conseil constitutionnel.

Ce texte présenté par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, est vivement critiqué par les syndicats comme la CGT, qui a d'ores et déjà appelé à des manifestations le 12 septembre auxquelles s'associeront le Parti communiste et LFI, qui a décidé d'organiser une journée de mobilisation le 23 septembre.

Le texte prévoit une nouvelle articulation de l'accord d'entreprise et de l'accord de branche, la fusion des instances représentatives du personnel (excepté pour les délégués syndicaux) et une modification du régime juridique de la rupture du contrat de travail, avec notamment une barémisation des indemnités prud'homales. Il élargit le recours aux CDI dits "CDI chantier", jusqu'ici réservés au BTP, à d'autres secteurs.

Il comporte également une disposition selon laquelle un groupe international pourra se baser sur les seuls résultats économiques de sa filiale en France et non plus sur ses performances à l'échelle mondiale pour procéder à des licenciements pour motifs économiques.

Les ordonnances devraient être adoptées le 20 septembre en conseil des ministres. Elles feront l'objet d'un projet de loi de ratification qui sera ensuite soumis au Parlement.

Le texte comporte également une disposition qui autorise le gouvernement à procéder par ordonnance au report d'un an, au 1er janvier 2019, du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu.

(Emile Picy, édité par Yves Clarisse)

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  • M3366730 il y a un mois

    l aurait fallu commencer impérativement par le statut des régimes spéciaux et des fonctionnaires, des milliards d'économies par an !Mais là c'est un autre problèmes épineux avec une sur-représentation nationale (A.N. et Sénat) constituée de 60 à 70% de fonctionnaires alors qu'il ne représentent qu'un quart de la population active. Dure de faire des réformes essentielles quand les mammouths sont aux commandes !

  • manu331 il y a un mois

    Cela fait longtemps que l'on dit que ces syndicats de salariés n'en sont pas pas, longtemps que l'on pointe leur greve à la carte comme celle de la rentrée alors qu'ils sont en ce moment même en vacances...Les syndicats participent au jeu du pouvoir et du système en donnant un semblant d'opposition mais en étant réellement complice contre quelques compromis qui ne concernent pas les salariés bien évidemment...Ils ont voté macron, ils ne font pas parti de l'opposition.

  • aiki41 il y a un mois

    @rillouto, les français ne se sont pas fait avoir puisque ce sont eux qui ont porté ces hommes et ces femmes au pouvoir en toute connaissance de cause.

  • mlemonn4 il y a un mois

    D'après vous pourquoi les français ne se syndiquent pas !!! tout simplement parce ce que ces syndicats n'en sont pas, ou tout du moins n'en sont plus! ils ont tellement couchés avec les technocrates qui ont finis par les acheter les uns derrière les autres, qu'ils ne représentent plus rien, même plus eux mêmes! ils font partie de ces institutions de la pseudo démocratie organisée par cette caste dirigeante !

  • Berg690 il y a un mois

    rodan3 j"aimerai comprendre, mais non!

  • rodan3 il y a un mois

    @rillouto -- bah oui ... et d'aprés vous, qui je suppose a été syndiqué au moins une fois dans sa vie dans une PMI -PME, pour quelle raison les gens de ces petites boites ne se syndiquent pas ?? vous croyez qu'il s'agit juste de peur "de" ou "du" ou d'autre chose aussi que j'ai bien connu mais sujet à mettre sous le tapis avec la poussière...

  • rillouto il y a un mois

    @paspil : c'est quand meme pas de leur faute si les salariés du privés ne se syndiquent pas, ces lâches .... cherchez le classement mondial du syndicalisme, on est dans les derniers !!! des pays comme la lettonie , la corée du sud, la pologne etc ... sont devant nous !! et le medef qui crache constamment son venin sur les 8% de syndiqués en france en se plaignant qu'on est un pays communiste ... avec 8 % de syndiqués ??? affligeant....

  • s.lux il y a un mois

    sous macron on ne dit pas dictature, ça ne fait pas bien, il faut dire despotisme

  • doullens il y a un mois

    un groupe international pourra se baser sur les seuls résultats économiques de sa filiale en France et non plus sur ses performances à l'échelle mondiale pour procéder à des licenciements pour motifs économiques , ça va saigner !!!!!

  • paspil il y a un mois

    les syndicats ne sont pas concernés ca ne touche pas les fonctionnaires ...