Adoptez un sapin de Noël pour en profiter sans avoir à le jeter

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VIDÉO - La location de sapins pour les particuliers se développe lentement en France. La start-up parisienne Treezmas propose de commander en un clic son arbre de Noël en pot, de se le faire livrer et de le récupérer après les fêtes pour lui donner une seconde vie.

Le sapin est un symbole incontournable des fêtes de fin d'année. L'an dernier, il s'est vendu 6,5 millions d'arbres de Noël en France, dont 5,6 millions de sapins naturels, selon les chiffres de l'Association française du sapin de Noël naturel (AFSNN). Le marché pèse 168,7 millions d' euros: 141,4 millions pour les sapins naturels et 27,3 millions pour les arbres artificiels.

Chaque année, des millions de conifères se retrouvent sur le trottoir après avoir trôné au milieu du salon le temps des fêtes. «Notre idée est d'encourager un nouveau mode de consommation, plus durable. Nous proposons donc à la location des sapins en pot, vivants, que nous livrons à domicile et venons récupérer après les fêtes afin de les renvoyer chez le producteur pour qu'ils soient replantés et vivent une seconde vie», précise Loïc Cessot, cofondateur de Treezmas, une start-up parisienne créée fin 2012. Dans 20 à 30% des cas, le sapin ne survit pas à son séjour dans un foyer chauffé, l'entreprise le récupère quand même pour qu'il soit recyclé, concrètement transformé en copeaux de bois ou valorisé en biogaz.

Le service - aujourd'hui limité à Paris et sa proche banlieue - coûte entre 64 et 119 euros, quand un sapin coupé était vendu au prix unitaire moyen de 25,30 euros l'an dernier. «Tout est compris dans nos prix: la commande en ligne, la livraison d'un sapin en pot, le livret de conseils pour bien s'en occuper, la reprise de l'arbre et sa réexpédition chez un producteur ou un pépiniériste partenaire», justifie le cofondateur de la start-up, qui se félicite d'avoir créé un service sans équivalent.

Un micromarché qui décolle

«La location de sapins aux entreprises, pour qui la décoration des locaux à Noël est souvent une corvée, existe depuis longtemps, mais elle n'était pas proposée aux particuliers en France.» La clientèle séduite par le concept a un profil très varié: «70% de nos clients sont des familles avec enfants, qui peuvent être très aisées ou avoir de plus faibles revenus, et qui passent par Treezmas aussi bien pour amuser les enfants en adoptant un arbre dont ils prendront soin pendant quelque temps, que pour faire un acte militant de consommation alternative.»

Treezmas a vu ses commandes s'envoler en trois saisons, de près de 450 en 2012 à 1000 en 2013. «Nous atteindrons cette année notre objectif de 1500 commandes», assure son cofondateur. Son chiffre d'affaires était de 80.000 euros l'an dernier. Les coûts de logistique étant élevés, la petite entreprise n'est pas encore rentable et ses quatre fondateurs exercent tous une autre activité à côté. «Nous cherchons à développer et à étendre notre modèle», explique Loïc Cessot, sans préciser ses pistes de réflexion. L'entreprise a commencé à vendre des décorations de Noël cette année. Pour se faire connaître, Treezmas s'entoure de partenaires occasionnels visibles: Michel & Augustin, Parrot ou encore Uber. L'an dernier, l'entreprise a également récolté près de 10.500 euros (sur un objectif de 10.000 euros) auprès de 185 internautes sur la plate-forme de financement collaboratif KissKissBankBank.

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