Adil Rami et les sirènes d'Emery

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Adil Rami et les sirènes d'Emery
Adil Rami et les sirènes d'Emery

C'est officiel, Adil Rami déserte l'Italie et le Milan AC pour s'engager avec le FC Séville. Plutôt adepte des bonnes affaires estivales, le recrutement de l'ancien Bleu par le double champion d'Europe en titre interroge. Simple pari ou investissement sur le long terme ?

La colonie francophone s'agrandit chez le patron d'Andalousie : après Stéphane M'Bia, Kevin Gameiro, Benoît Trémoulinas, Thimotée Kolodziejczak et le nouveau venu Gaël Kakuta, c'est donc Adil Rami qui foulera dès l'an prochain les pelouses de Liga. Enfin, refoulera, pour être plus précis. Suite à sa visite médicale passée avec succès, l'ancien jardinier municipal de Fréjus s'est empressé de démontrer sa joie sur le site officiel du club : "J'arrive dans un grand club, qualifié pour la Ligue des champions et avec le meilleur entraîneur du monde, je ne peux pas être mieux." En une phrase, Rami démontre donc que son choix est bien réfléchi. Outre le statut de double champion d'Europe du club, il confesse surtout que la principale raison de son arrivée à Séville se nomme Unai Emery, l'homme qui l'avait déjà fait venir au FC Valence en 2011. Et qui, accessoirement, lui avait confié la gestion de l'arrière-garde des Ché, en compagnie de Victor Ruiz ou Ricardo Costa. Un très bon souvenir, que l'ancien chouchou de Raymond Domenech en équipe de France aurait aimé voir se prolonger sur la durée. Malheureusement, les ennuis d'Adil commenceront suite au départ de son père adoptif basque.

Le cauchemar Djukic


Après une première saison pleine – 53 matchs pour six buts inscrits, troisième meilleure défense de Liga derrière le Real Madrid et le FC Barcelone –, Rami connaît un deuxième exercice nettement plus délicat. Mauricio Pellegrino, qui incarne pour tous les supporters la période dorée du FC Valence au début des années 2000, remplace Emery, parti tenter l'aventure du Spartak Moscou. Sur le terrain, les performances de l'équipe sont en dents de scie. Et Pellegrino parvient à se faire remercier en seulement quatorze rencontres, laissant alors sa place à Ernesto Valverde. Au rythme de la valse des entraîneurs, Rami perd progressivement son statut d'indéboulonnable au point de cirer le banc de touche lors des six dernières journées. Pire, Valence propose les services de son joueur un peu partout en Espagne et, plus largement, à tous les clubs qui recherchent un défenseur central. Rien n'y fait, les fruits de sa belle première campagne au club sont définitivement pourris. Confronté au moment le plus compliqué de sa carrière depuis sa signature au LOSC, Adil voit son statut inchangé la saison suivante, malgré l'arrivée du nouveau coach, Miroslav Djukic. De quoi lui faire péter une durite sur…


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