Adel Kermiche, sa vie en prison

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Adel Kermiche, à gauche, et Abdelmalik Petitjean, les assaillants de Saint-Étienne-du-Rouvray le 26 juillet 2016.
Adel Kermiche, à gauche, et Abdelmalik Petitjean, les assaillants de Saint-Étienne-du-Rouvray le 26 juillet 2016.

Comment Adel Kermiche a-t-il pu tromper ses juges à ce point pour se retrouver avec un bracelet électronique alors qu'il était extrêmement radicalisé ? Dans une enquête publiée sur le site d'information Les Jours, David Thomson, reconnu pour son travail sur les djihadistes français, raconte le parcours carcéral du futur tueur de Saint-Étienne-du-Rouvray. Le journaliste a longuement interrogé son ancien compagnon de cellule, Zoubeir*, qui décrit la vie des PRI (Personnes radicalisées islamistes) en prison.

Selon le détenu interrogé, Adel Kermiche était radicalisé à un point tel que la vie en cellule devenait invivable. Un « zozo », un « champion du monde », selon ses termes, qui ne pensait qu'à la religion. « Les infos, il [Adel Kermiche] voulait pas regarder parce qu'il disait : C'est pas vrai ce qu'ils disent. La présentatrice, faut pas la regarder, elle est à poil. Il enlevait le câble de la télé. Quand il entendait de la musique dehors, il fallait que je ferme la fenêtre. La cellule au-dessus demandait que je passe des cigarettes par la fenêtre, lui, il voulait pas que je le fasse. Il me rendait fou. Je lui ai dit : Prends le lit et étouffe-toi avec l'oreiller, STP. Toi, tu veux mourir en martyr, c'est ça, ton objectif ? Bah, meurs tout de suite et laisse-moi tranquille », raconte le détenu, selon des propos rapportés par Les Jours.

« Ça me nice le moral »

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