Additions et divisions avant le second tour

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LES VILLES QUI ONT OU POURRAIENT CHANGER DE CAMP AUX MINICIPALES
LES VILLES QUI ONT OU POURRAIENT CHANGER DE CAMP AUX MINICIPALES

PARIS (Reuters) - Répétition du titre.

De Paris à Marseille, les candidats aux élections municipales ont tenté mardi, avec plus ou moins de succès, de se mettre en ordre de bataille en vue du second tour où la gauche espère se reprendre, la droite garder le cap et le FN confirmer sa percée.

Les tractations se sont poursuivies jusqu'à 18h00, la limite pour déposer les listes, dans de nombreuses villes en raison de la position de force du FN, ou parce que la droite, à Paris, et la gauche, à Marseille ou Toulouse, cherchent comment rebondir.

Elles n'ont pas été sans heurts, en témoigne le retrait de l'investiture aux candidats PS qui persistent bien que distancés à Béziers ou Tarascon, où le FN peut gagner, ou à Grenoble, ou Europe Ecologie-Les Verts est arrivé en tête au premier tour.

A droite, la politique du "ni-ni" a prévalu, sauf dans deux communes, Villeneuve-Saint-Georges et L'Hôpital, où l'UMP a retiré son label à des candidats qui ont fusionné avec le FN.

A Paris, l'extrême droite étant hors jeu, les alliances ont été plus classiques, voire anciennes. La gauche de gouvernement s'y est retrouvée avec l'accord entre la socialiste Anne Hidalgo (34,40% au premier tour) et EELV (8,66%), qui y gagnera des sièges au Conseil de Paris.

Nathalie Kosciusko-Morizet (35,64%) l'a vite dénoncé mais les répliques ont été cinglantes après que la candidate UMP a obtenu le ralliement de Dominique Tiberi, dissident dans le Ve arrondissement et fils de l'ancien maire Jean Tiberi, avec lequel elle avait dit vouloir rompre.

Reste que la situation y est plus limpide que dans beaucoup de villes, notamment parce que le FN peut l'emporter.

Si les candidats de gauche à Perpignan, Saint-Gilles ou Brignoles ont entendu l'appel à renoncer, imités par le divers droite Jérôme Grangier à Tarascon, d'autres résistent.

GAUCHE DIVISÉE À MONTPELLIER ET GRENOBLE

Ainsi à Béziers, où Jean-Michel Du Plaa se maintient malgré ses 18,65% du premier tour loin derrière Robert Ménard, soutenu par le FN (44,88%), et l'UMP, à Beaucaire (Gard) ou à Cavaillon (Vaucluse), où il s'agit d'un candidat EELV.

A Fréjus, la socialiste Elsa Di Méo (15,58%) s'est retirée, l'UMP Philippe Mougin (18,85%) a refusé un accord tripartite avec le divers droite Elie Brun (17,60%), tous deux restent en lice et le FN David Rachline (40,30%) reste sur une voie royale.

Malgré ce "ni-ni" qui pourrait aussi aider le FN Florian Philippot à gagner Forbach, l'UMP n'a pas échappé à l'embarras avec deux fusions qui l'ennuient.

Mais s'il était au coeur de la journée et sera présent dans 328 villes dimanche, le FN ne cristallise pas toute la tension. Gauche et droite se déchirent aussi bien seules, parfois.

A Marseille le socialiste Patrick Mennucci (20,77%), loin du maire UMP Jean-Claude Gaudin (37,64%) et devancé par le FN David Ravier (23,16%), aura le renfort du Front de Gauche (7,1%) mais pas de Pape Diouf (6,4%), dans un climat qui s'est tendu.

Car le PS a refusé de retirer son candidat arrivé troisième dans le septième secteur, où David Ravier est largement en tête, et Patrick Mennucci a de son côté parlé d'"accord scélérat" dans le deuxième secteur, où Lisette Narducci, vice-présidente de Jean-Noël Guérini au Conseil général, a rallié la droite.

Elle n'est pas seule à ébranler la majorité gouvernementale.

A Grenoble, le socialiste Jérôme Safar, deuxième au premier tour (25,31%), ne s'est pas rangé derrière l'écologiste Eric Piolle (29,40%) et en perd donc son investiture, a fait savoir le porte-parole du PS David Assouline.

A Montpellier, autre ville majeure où le PS est en danger, le dissident Philippe Saurel (22,94%) va continuer son cavalier seul et le candidat PS, Jean-Pierre Moure (22,72%), sera aussi en difficulté avec une quadrangulaire comptant UMP et FN.

D'autres ont toutefois suivi l'exemple parisien, avec des accords PS-EELV vite menés, comme à Toulouse ou Lyon. Et plus symboliquement à Nantes, la ville du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, où les deux partis se rapprochent malgré le différend sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

(Gregory Blachier, édité par Yves Clarisse)

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  • imagine7 le mardi 25 mar 2014 à 20:54

    On n'a eut le PMU qui n'a rien donné et maintenant nous avons le PS qui ne fais rien de plus !!